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Histoire à la gomme .... (4)


François Lecot

Stakhanoviste du kilomètre

Ce petit homme aux cheveux de jais soigneusement gominé et à la moustache bien taillée, archétype du français moyen avec son béret vissé sur le crâne, ne tenait pas en place … Dès qu'il était au volant d'une automobile, il roulait jusqu'à la limite de ses forces, pour l'unique plaisir d'accumuler les kilomètres. Ses lettres de noblesse: 400 134 km en 370 jours, essentiellement parcourus entre Paris et Monte Carlo, avec étape quotidienne (!) dans son hôtel-restaurant de la région lyonnaise.


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C'est fini ... François Lecot reçoit les félicitations des offociels et sans doute aussi, de quelques enthousiastes spectateurs

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Devant le "Sporting Club", à Monaco ... Le commissaire de l'A.C.F. est manifestement ravi !

Dans la catégorie des actes gratuits et autres entreprises chimériques, les personnages qui peuplent nos "Histoires à la gomme" ne sont pas les derniers à occuper le terrain … Mais, chez la majorité d'entre eux, il y a un côté chevaleresque à la Don Quichote, un panache évident, une personnalité volontiers extravertie, et cette part d'inconscience maîtrisée qui explique, pour l'essentiel, un comportement hors norme.

François Lecot, lui, ne présente aucune des caractéristiques qui fondent l'aventurier, la forte tête, encore moins le "trompe-la-mort". S'ennuie-t-il lorsqu'il dirige sa petite entreprise d'hôtellerie, supporte-t-il mal les contraintes de la vie de couple, ou se sent-il investi d'une sorte de mission, dictée par on ne sait quelle idée fixe ? Toujours est-il qu'il n'est vraiment chez lui, et totalement lui-même, qu'au volant d'une automobile, alignant les kilomètres avec une constance qui force le respect, à défaut de provoquer une béate admiration. Lecot est, indéniablement, un maniaque, non pas du chronomètre, qu'il réserve aux épreuves sportives, mais de la régularité, voire de la plus extrême ponctualité. Ses passages à Avallon -par exemple- sont programmés à 15 heures, et la moindre minute de retard contrarie notre stakhanoviste de la borne kilométrique !

"Inapte à la conduite automobile"


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Cette photo montre la "Traction" 7 CV du raid France/Belgique de 1934

Lecot est né en Savoie, et sa mère s'installe à Lyon lorsqu'il a onze ans. C'est dans la "Capitale des Gaules" que le jeune homme s'initie à la mécanique, d'abord dans une soierie, où il est chargé de la maintenance des métiers à tisser. Il effectue son service national au Tonkin (ainsi que l'on nomme, alors, cette partie de l'Indochine), et son livret militaire porte en toutes lettres l'étonnante affirmation: "inapte à la conduite automobile". Toujours aussi perspicaces, les services médicaux de la "Grande Muette" !

Attiré par tout ce qui roule, Lecot va créer diverses entreprises liées à l'automobile, notamment une agence Bugatti. Notre homme s'illustre illico en compétition, à l'échelon local et régional, en particulier grâce à une Bugatti Type 22/23 "Brescia" (course de côte de Limonest et du Mont Ventoux), et s'attaque à son premier "raid", au volant d'une Diatto italienne. "Raid" constitue, en l'espèce, une litote, à tout le moins un bien grand mot, puisqu'il s'agit de rallier Lyon à … Dijon, via Chalon-sur-Saône, à raison de six aller/retour "non-stop", soit plus de 1600 kilomètres parcourus à 70 km/h de moyenne ! Son premier grand exploit, Lecot -qui vient d'ouvrir un hôtel-restaurant à Rochetaillée-sur-Saône (A l'enseigne, très sobre, de "Chez Lecot" )- le réalise en 1930, alignant 100 000 kilomètres en 111 jours, sur un "triangle" Lyon-Bourg-Dijon, avec une Rosengart 5 CV. On constate que le goût du voyage, chez lui, s'accommode fort bien d'un mode de vie plutôt casanier, François n'aimant rien tant, lorsqu'il n'est pas derrière un volant, que dîner et dormir à la maison …

Le "Monte-Carlo" en autocar !


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Tout le monde descend ! En tenue de ville, comme l'a exigé Citroën ....


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Lecot reçoit les félicitations d'un officiel. Il les a bien mérité !

L'unique vrai tournant, soit dit sans jeu de mot, dans la trajectoire plutôt rectiligne de François Lecot, est sa rencontre avec André Citroën. L'industriel qui a envoyé ses représentants au fin fond de l'Afrique Noire, puis aux confins de l'Extrême-Orient, devrait s'amuser de ce voyageur qui, certes, adore se déplacer, mais déteste a priori le dépaysement. Contre toute attente, Citroën s'intéresse à Lecot, au point de l'embaucher au sein de la confidentielle confrérie des essayeurs-maison, alors chargés de tester la future "Traction". C'est à ce titre que François Lecot effectuera l'un de ses rares séjours loin des rives de la Saône, aux limites du Sahara, afin de soumettre la "Traction" aux conditions de chaleur extrêmes. Citroën, on le sait, a le sens de la publicité et de la communication. Il a lancé, dès 1924, la société des "Cars Citroën", un service qui maille la France entière d'un réseau de transport en commun … hors du commun, pour l'époque ! Dix ans plus tard, pour poser la cerise sur le gâteau d'anniversaire, le Quai de Javel engage un Autocar Citroën dans le Rallye de Monte-Carlo. Portant le N° de course "144", le G45-4,6 litres à moteur diesel est, il va sans dire, conduit par Lecot, les dix (courageux ?) passagers retenus assurant, à tour de rôle, la navigation. Départ de Varsovie, et 2 614 km plus loin, arrivée sur le port de Monaco, le véhicule et ses occupants ayant observés un bref arrêt dix kilomètres avant le drapeau à damiers, pour un lavage/lustrage du bolide, et un changement approprié de vêtements pour l'équipage, tenu de débarquer en Principauté en costume-cravate !

400 000 km, ou rien …

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Si notre marathonien de la Traction ne néglige pas son régime, il donne aussi à boire à sa monture

Paris-Moscou-Paris, réalisé avec une "Traction" 7 CV, en 1934, n'est, pour une fois exotique qu'elle soit, qu'une petite mise en jambe. Car François Lecot nourrit un rêve et, chez ce petit bonhomme têtu et fier de l'être, la chose n'a rien du songe évanescent et, souvent, sans lendemain du rêveur patenté … Il a décidé de marquer durablement les esprits en accomplissant un exploit définitif: parcourir, en une année, seul au volant, 400 000 kilomètres. A-t-il choisit cette distance parce que c'est celle, hautement symbolique, qui sépare la Terre de son satellite la Lune ? Toujours est-il que l'aubergiste de Rochetaillée va tout mettre en œuvre pour parvenir à son but.


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Lecot pose fièrement devant la voiture des "400 000", qui va bientôt prendre la route ....

Le problème majeur, c'est que Citroën n'est plus aux affaires, la firme ayant fait faillite pour le plus grand profit de Michelin, qui a délégué Quai de Javel un certain M.Lamy, pour redresser la barre. Or M.Lamy, chantre du pragmatisme, ne veut pas entendre parler de "raid", de "record" ou de quoique ce soit d'autre que de vendre des automobiles. Citroën, certes, mais là n'est pas la question … Lecot conserve, toutefois, plusieurs jokers dans la manche de l'ample tricot qu'il porte volontiers: le soutien du "Groupement des Agents Citroën", et l'aide matériel d'une trentaine de fournisseurs de la marque aux chevrons, Michelin acceptant, finalement, d'offrir les pneumatiques. Lecot doit quand même investir dans l'achat d'une berline 11 AL, et dans les salaires des deux mécaniciens employés à plein temps, pour la durée du trajet prévu. Celui-ci débute le 22 juillet 1935, à 11 heures pile, devant le siège de l'Automobile Club de France, place de la Concorde à Paris. En effet, à chaque rotation, Lecot sera accompagné par l'un ou l'autre des commissaires de l'A.C.F., chargé de veiller scrupuleusement au bon déroulement des opérations, mécaniques ou autres. La "11 AL" des "400 000" (Lecot en avait acheté deux, l'autre restant conforme à la série, et aussitôt revendue après les reconnaissances), portant mention du nom des "sponsors", est muni d'ouies d'aération supplémentaires sur le capot. La contenance du réservoir de carburant est portée à 110 litres, la coque a été renforcée en quelques points stratégiques, une pelle et une pioche sont logées dans le pare-chocs avant, qui reçoit des avertisseurs sonores et deux gros projecteurs additionnels "Cibié". Etc (1) … Bien qu'au cours des 369 jours à venir, Lecot et son compagnon du moment se soient offert quelques extra pour agrémenter l'ordinaire, et arrondir le pécule de kilomètres (une participation au Rallye de Monte-Carlo, des escapades vers Berlin, Vienne, Amsterdam, Madrid et Barcelone), le "circuit" est aussi simple qu'immuable. Lecot ne fait pas sien, c'est évident, le mot du philosophe qui veut que "l'ennui naquit un jour de l'uniformité" !


La régularité d'un métronome



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Ces collectionneurs, heureux propriétaires de la légendaire Citroën, font poser leurs "Tractions" devant le restaurant de Rochetaillée, sur lequel une fresque évoquait il y a peu encore l'exploit de l'ancien maître des lieux

Chaque matin, à 11 heures, Lecot et son commissaire (parfois flanqués d'un passager désireux de partager l'aventure du jour) quittent le siège de l'Automobile-Club de France, Place de la Concorde. Le plein d'essence est effectué à Belle Epine, où le "centre commercial régional" n'est encore qu'une lointaine virtualité. 12h30, Fontainebleau, 15 heures, Avallon (entre-temps, le déjeuner à été pris … en roulant !), 16h50, Chalon, 17h45, Mâcon, 19 heures, étape du soir à l'hôtel Lecot de Rochetaillée. N'allez pas croire que ces horaires d'une précision ahurissante sont donnés "au pif", car le conducteur fait preuve d'un sens innée de la route et de l'obstacle, qui donne à sa marche en avant une régularité de métronome. "Les gens qui me voient passer me saluent amicalement, et règlent leur montre à mon heure", écrit-il, sans trace d'ironie (2).


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Manifestement extraites d'une bande d'actualité "Gaumont", ces deux clichés extraordinaires nous montrent Lecot en pleine action, au rond-point de Fontainebleau, où il s'engouffre sur la RN6, direction Lyon !

Chez lui, Lecot prend un bon bain chaud, dévore avec appétit le copieux dîner concocté par Mme Lecot, cuisinière renommée, et s'en va au lit, où il s'endort immédiatement d'un sommeil sans nuage. Pendant ce temps, les deux mécanos s'occupent de la voiture, l'œil à tout, le commissaire délégué par l'A.C.F. notant le détail des interventions ! A 3 heures, réveil. L'homme, il le dit (2), est toujours frais et dispos. Départ à 3h30, Valence à 5 heures, 10h05 à Fréjus, et à 11H45, arrêt devant le Casino de Monte-Carlo, où un officiel de l'Automobile Club monégasque tamponne le carnet de bord, et vient partager un rafraîchissement avec l'équipage. A midi pile, Lecot reprend la route (le plein à Nice, au passage) et arrive chez lui, à Rochetaillée, à 21 heures. A 3h30, départ vers Paris et la Place de la Concorde, atteinte à 10 h 45. La boucle quotidienne est bouclée ... 2 400 km de plus au compteur, accomplis sans dépasser 90km/h puisque l'accélérateur est, volontairement, plombé pour ne pas dépasser cette vitesse ! Et l'on repart pour de nouvelles aventures … Le 26 juillet 1936, la "11 AL" termine son périple, avec 400 134 km homologués, en 370 jours. L'exploit de François Lecot donnera lieu à diverses réceptions, dont celle de l'A.C. de Monaco, que le héros de la fête qualifie de "grandiose". Les "je-sais-tout" qui affirment, pour la plupart, que l'affaire s'est achevée dans la plus parfaite indifférence, anticipent un tantinet le cours de l'histoire ! C'est, en effet, bien plus tard, à la fin de son existence, que François Lecot connaîtra une passe difficile, voire la misère. Contraint de vendre son hôtel, il subsiste grâce à des "petits boulots", et en 1955, il est recueilli -grâce à une souscription locale- par la Maison de Retraite des Monts-d'Or, à Collonges. C'est là, tout près de sa chère bourgade de Rochetaillée (3), qu'il s'éteint à l'âge de 81 ans, à la mi-août de l'an 1959.

Un dernier pour la route !

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7, rue Grôlée à Lyon, le siège de l'Automobile-Club du Rhône, qui ce jour la honore Lecot et sa monture ....

Nous n'allons pas quitter le brave François Lecot sans livrer à l'expert de service, probablement ébahi, les conseils en diététique de notre rouleur au long court. "J'attache une très grosse importance à ma nourriture et c'est pour cela que j'ai toujours tenu à prendre mes repas chez moi, et fait préparer, également chez moi, ce que j'emporte pour consommer en cours de route. Je dois dire que j'ai un précieux auxiliaire en la personne de ma chère femme, qui s'occupe de tout et qui, en me voyant arriver, discerne tout de suite ce qui ne marche pas, et sait également me dire qu'il faut aller me coucher, quand il y a près de moi des gens qui me font bavarder, oubliant que l'heure tourne (N.D.R. C'est bien l'unique moment ou Lecot ne consulte pas sa toquante !). Je ne m'arrête pas pour déjeuner. Je mange dans la voiture, tout en conduisant. J'ai à bord un panier de provisions, et le commissaire a la complaisance de me passer à manger quand j'ai faim, car je ne mange pas à heure fixe, mais plutôt quand j'ai faim (N.D.R. Ce qui n'est pas idiot …). Je prends assez souvent quelque chose, à la manière des coureurs cyclistes. Ma nourriture est, principalement, de la viande grillée, que je mange froide, des fruits de saison, peu de pain, un peu de boisson (vin et café). Dans la journée, de l'eau minérale, de préférence de la Rozana ( N.D.R. Pub' gratuite). Si j'ai une grosse fatigue, le coup de pompe comme on dit en termes de sport, je prends de la fine ou du champagne. Ces deux produits sont toujours dans ma voiture, en cas de besoin. Comme je ne bois que rarement de l'alcool (N.D.R. ??!!), celui-ci agit sur moi comme un remontant, et il a l'avantage de ne pas fatiguer le cœur, comme certains dopings que prennent beaucoup de coureurs ». (N.D.R. Des noms, des noms !).

Que ce (court) extrait du bouquin publié par le "millionnaire en kilomètres", en 1937, ne vous dispense pas de vous précipiter sur l'ouvrage (2). C'est à peu près aussi palpitant, soit dit sans méchanceté aucune, que de faire Lyon-Paris-Monte-Carlo-Lyon-Pa​ris-Lyon, etc … pendant un an, par la même route, avec la même automobile, et les mêmes passagers, mais certains chapitres sont d'authentiques morceaux d'anthologie. Sacré Lecot …


1) Un maniaque du "boulon/rondelle" particulièrement atteint a consacré des pages et des pages à décortiquer les caractéristiques techniques et les mutations de la Citroën 11 AL (immatriculée "3057 RJ7" ), utilisée par François Lecot. Si le cœur vous en dit, consultez ce morceau de bravoure à l'adresse www.ac-good.com/tractionavant1​934/index_fichier/11el_400000_​kilomètres

2) In "Mes 400 000 kilomètres", par François Lecot, présenté par Marcel E.Granger, 1937, Editions Lugdunum à Lyon.



3) Une peinture murale, représentant la "Traction" sur la route du record, figure sur le fronton de l'Hôtel de Paris, à Rochetaillée, qui est l'ancienne auberge de Mme et M.Lecot. Hommage discret, à la mesure du personnage …


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Le tour de France et de Belgique, avec une 7 CV, lui vaut les félicitations de Monsieur André lui-même !




















Les derniers commentaires
Farfadet 86
20 mars 2017 à 18h49
 
C'est une excellente idée que de publier de tels articles, montrant aux générations actuelles d'automobilistes et d'amoureux d'autos que, 80 ans plus tôt, l'auto et les hommes ont été sources d'aventures extraordinaires  où le courage sans forcément le panache est mis en exergue.

J'avais eu connaissance de cet exploit de François Lecot il y a bien longtemps, quand gamin, je lisais le "Sélection du Reader'digest" auquel était abonné mes parents. C'est dans un article de ces pages, que j'ai pris connaissance de ce sacré pari de Lecot  (Je pense bien que c'était intitulé ainsi.

Merci pour ce récit détaillé et cette présentation valorisante du personnage.

Sûr que de la gomme, il a dû en user pas mal ce pugnace François Lecot  !
Message modifié le 20 mars 2017 à 18h53
Farfadet 86
21 mars 2017 à 16h23
 
Bonjour Nenelchampenois,

Sur le Forum  Collections - Modèles réduits"- j'ai créé un nouveau topic intitulé :

Une miniature - une voiture - une aventure

Je viens d'y publier la Traction 11 BL de chez Eligor et n'ai pas manqué de mettre en lien  votre article sur François lecot

Une façon de peut-être dénicher quelques internautes passionnés d'auto et de lecture instructive.

Ce topic est ouvert à tous et donc, si vous avez matière vous pouvez  participer pour l'alimenter . Lire le premier Post explicatif.

PS : si vous n'avez pas de modèles réduits  à présenter comme base de sujet à aller lire,  je peux suivant ce que je possède dans ma collection vous transmettre la photo correspondant ou s'approchant le plus du sujet que vous décrivez  sur votre blog.

Par exemple j'ai une Alpine Renault  A 110 de 1973 au 1/18e.

Le topic en question :
http://www.forum-auto.com/auto [...] t17495.htm

Voilou, je vous laisse découvrir ...

Bonne soirée
Message modifié le 21 mars 2017 à 16h29
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