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Nenelechampenois » Big Blog Blag » Indifférence, coups de colère et jubilation

Indifférence, coups de colère et jubilation


J'étais hier, mercredi 8 février, à la matinée d'ouverture du

salon "Rétromobile".

Bien que, depuis l'an dernier, je m'étais juré-promis-craché-croix de bois-croix de fer-si je-mens, etc ..., de n'y remettre jamais le bout du pieds, j'y suis retourné ! En me donnant d'excellentes raisons de ne pas respecter le contrat moral que j'avais passé avec moi, bien sûr. Ah ben, faut quand même un minimum de dignité. "Je vais y trouver des maquettes de Bugatti inédite en France".i "J'y verrais le père Moity, peut-être Machin". Plus une demi-douzaine d'autres excuses, tout aussi recevables que fallacieuses !


Bref, j'y étais. Pour les maquettes (deux Type 57, une berline Galibier et un roadster "Corsica) et pour les rencontres présumées, je vous rassure, ce fut tout bon. Mais, forcément, j'allais pas passer la matinée sous les projos de la Porte de Versailles sans faire un tour dans le salon. D'autant plus que, en dépit d'un document très officiel qui me donnait accès à 9 heures, on faillit bien (car je n'étais pas le seul dans ce cas, évidemment) se voir interdire l'entrée "jusqu'à dix heures", ainsi que l'avait décidé une madame du service "de presse", toute contente d'abuser de la parcelle d'autorité que son statut provisoire de petit chef lui conférait. Bon, finalement, ça s'arrange et on accède au saint des saints à peu près dans les temps prévus ....


Le tour en question, je l'ai fait partagé entre deux sentiments contradictoires, l'indifférence et la jubilation, auxquels se mêla par si-par là des coups de colère plus ou moins rentrés. Indifférence, car comme le disait l'autre, attiré par les charmes d'une fliquette en queue de cheval, "l'envie naquit un jour de l''uniforme ôté". Ces alignements de 300 SL de toute couleur, si neuves qu'elle en deviennent suspectes, ces théories de Ferrari briquées comme des (gros) sous neufs, ces ribambelles de voitures de parade, finissent par me faire l'effet inverse à celui pour lequel on a fait l'effort de jouer du cordeau et de la nénette. Ca ne m'emmerde pas vraiment, mais ça me laisse de marbre ...


Coups de colère ? Je ne peux pas m'empêcher d'écouter les "explications" que fournissent doctement, à des reporters plus ou moins chargés de les relayer vers le bon peuple, des "spécialistes" dont on ne peut s'empêcher de soupçonner qu'ils ne connaissent pas plus la question que ceux qui les écoutent, micro en main, tant ils débitent leur commentaire comme une leçon bien apprise, les erreurs ou les approximations en prime. Là, je me retiens très fort d'intervenir pour corriger telle ou telle sottise, et donc je suis en ébullition, mais intérieurement. Ce qui est plus douloureux ! Vous entendrez les propos d'un éminent historien, enregistrés sur un stand magnifique consacré à Bugatti et à Bentley, par nos confrères de "France 2". Ce sera diffusé dans "Télématin", peut-être demain, en tout cas au plus tard samedi. Vous y entendrez notre homme, très sûr de lui, affirmer que Bugatti et Bentley étaient concurrents et qu'il était tout à fait normal d'opposer deux marques dont le premier "fan" venu, de l'une ou de l'autre, sait qu'elles existaient sans se rencontrer, évoluant dans deux univers différents, et s'adressant à deux clientèles dont l'unique point commun était un confortable compte en banque ! Même si, bien sûr, il y eut de ci-de là des rencontres fortuites, et le cas échéant des bouts de chemin parcourus de compagnie.


Jubilation, oui, aussi (et heureusement !) car au détour d'un stand, on découvre des trésors que seul un rassemblement qui fait la part belle aux commerçants britanniques ou à leurs représentants est susceptibles de proposer à notre curiosité, enfin réveillée.

Ce sont ces moments de plaisir que nous vous proposons de partager maintenant, grâce aux images captées, avec plus ou moins -surtout moins- de talent par le photographe du Bi/Blog/Blag, mister Néné himself.


Que la lumière soit !


René B.


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Sur le stand officiel de la marque au trident, trônait la très rare (bien sûr, puisqu'unique !) monoplace Maserati Tipe 450-4 destinée à Stirling Moss pour disputer l'épreuve de "Monzapolis" opposant, en 1957 puis en 1958, les voitures européennes aux "roadsters" américains d'Indianapolis, et disputée à Monza. D'où son appellation ... Cette monoplace à cockpit décalé, comme la plupart des voitures « Indy » de l'époque, était entièrement en aluminium, et reçevait un gros V8-4,2 litres de 450 chevaux. Les roues Borani à rayons étaient remplacées par des éléments en alliage.




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Toute droit venue du Musée de Stuttgart, la Mercedes 300 SL de 1952 (ancêtre de la version de route née en 1954) fit la loi dans les « 24 Heures du Mans » (malgré la résistance opposée par la Talbot de Pierre Lévêque, dixit le guide « spécialisé »!) et, sous cette livrée colirée, dans la folle « Carrera Panamericana », courue d'un bout à l'autre du Mexique. Et qui donna son nom à une célèbre lignée de Porsche ….



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Crée en 1951 par l'ingénieur espagnol Wifredo Ricart, transfuge d'Alfa Romeo, afin de concurrencer les Ferrari GT d'alors, la Pegaso Z 102 fut une voiture très intéressante, avec ses moteurs V8 à quatre arbres à cames en tête, tout en aluminium, dont la cylindrée allait de 2,5 à 3,2 litres. Mais les Pegaso, en dépit de leur qualité (en particulier esthétiques, comme ce rare modèle de 1953 carrossé chez Touring), ne firent pas beaucoup d'ombre à la firme de Maranello, et en 1958, Pegaso ne se consacra plus qu'aux …. poids lourds, après la fabrication de 86 voitures.
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Si la plus rare des Bugatti présentes était la 57 S Atlantic ex-Chatard, ex-Seydoux, aujourd'hui propriété d'un espagnol, mais qui doit beaucoup à la reconstruction (l'auto ayant été totalement détruite dans un accident), les plus intéressantes à nos yeux restent les Type 54 et 59. Ces voitures de compétition, nées un tantinet trop tard pour endiguer la suprématie des Alfa Romeo P3, Mercedes W25 et auto Union Type C et D, restent remarquables par la finesse de leur dessin, inspiré de celui des Type 35/37/51. Le Type 54 (en haut) recevait un 8 cylindres en ligne 4,9 litres emprunté au Type 50, tandis que le Type 59, plus fin et racé (avec ses roues à double rayonnage, au design incomparable) possédait un 8 cylindres, également double-arbre, prélevé sur la 57 S de 3,3 litres.






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De toutes les Ferrari du salon, et croyez-nous, il y en avait un paquet -monoplaces de F1 et Sport-proto comprises- les plus remarquables étaient les 250 GT créées par Drogo. La fameuse « Bredvan » (en haut), alias « fourgonette de livraison de pain » , destinée à la Scuderia Serrenissima du Comte Volpi (en haut, livrée Le Mans 1952), et l'une des trois ou quatre voitures carrossées dans une définition plus proche de la GTO, qu'elles entendaient concurrencer. Au premier plan, un fragment (!) de l'unique Ferrari 410 America "PininFarina" avec un toit entièrement translucide !

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Vous pensiez en avoir fini avec les Bugatti ? Que nenni ! Voici d'autres « Bug » d'exception, comme ce ravissant roadster Type 55, dessiné par Jean Bugatti, puis une autre GT avant l'heure, torpédo Type 43. Toutes deux sont les versions « civiles » de modèles de course, la 55 (seconde en partant du haut) recevant le « 8 en ligne » 2,3 litres à compresseur du Type 51, la 43 (en haut)
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héritant du 8 cylindres 2 litres simple arbre du Type 35. Ensuite, une jolie petite 22/23 1,4 litres « Brescia ». Nous vous épargnerons deux magnifiques coupés Type 57 S Atalante, qui valaient le coup d'oeuil ….




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En 1981, Mallardeau, sponsor de Xavier Lapeyre, commandite la construction d'une réplique de la 917 du début des années 70. Kremer se charge donc du boulot, autour du 12 cylindres « flat » 4,9 litres de l'authentique 917. La voiture, toute de jaune habillée, débarque au Mans sous le nom de Porsche 917 K 81, et l'équipe a fier allure, qui réunit Bob Wollek, Xavier Lapeyre et Guy Chasseuil. Mais dès les essais, on se rend compte que la vélocité attendue n'est pas au rendez-vous … Bien qu'il occupe une honnête 9ème place au bout de trois heures de course, Wollek refuse d'aller plus loin, le capot manifestant des signes d'indépendance ! Xavier (bien obligé …) et Chasseuil continuent, mais la course s'achève anonymement, à la tombée de la nuit. Le pilote/ostéopate toulousain nous confiera plus tard que cette 917 K fut la pire machine qu'il ait jamais conduit !





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Des dizaine et des dizaine de Porsche ne nous ont pas fait oublier notre vieux penchant naturel pour la 356 A et B, comme ce joli cabriolet, un parmi beaucoup d'autres ….





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Le stand officiel Mercedes proposait ce prototype du modèle C 111, un coupé très sportif présente au Salon de Genève 1970, censé remplacé la 300 SL. Très évocatrice, l'auto utilisait un moteur à piston rotatif quadri-rotors, délivrant la bagatelle de 345 chevaux. Mais la crise pétrolière de 1973 condamna le projet (le rotatif s'avérant très glouton), tout comme, peut-être, d'autres problèmes liés, alors, au moteur Wankel. Reste ce beau souvenir, toujours en parfait état de marche.

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Renault rendait hommage aux Alpine, histoire d'inclure son nouveau modèle Vision (toujours considéré comme un « concept-car!) dans une lignée commençant avec le si mignon coach A 106 de 1956, et se poursuivons évidemment avec les A 110, A 310, GTA et A 610. A défaut d'en savoir plus sur la future Alpine (dont, personnellement, je me contrefous), une bonne occasion de retrouver des Alpine qui, elles, ont marqué l'histoire de l'automobile française ....




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Les "caisses carrées" font encore la joie de nombreux visiteurs, surtout lorsqu'il s'agit d'une rare limousine La Licorne 1921.
Les derniers commentaires
Farfadet 86
10 février 2017 à 09h54
 
Eh bien Merci pour ce reportage qui nous permet de découvrir quelques de ces merveilleuses mécaniques et belles carrosseries du passé.
Des marques de prestige en matière de sport mécanique  mais aussi des aventures humaines se rapportant  à leurs pilotes...
Par contre, en 1952 , au Mans, ce n'est pas Pierre "Lévêque" mais Pierre Levegh qui, à bord de sa Talbot, résista aux  Mercedes qui lui taillait des croupières avant d'abandonner.  C'est le même Pierre Levegh qui, le 11 Juin 1955, périt dans le terrible accident où sa Mercedes 300 SLR se désintégra, tuant 84 personnes parmi les spectateurs.  Une des plus grandes tragédies de la course automobile.

Bravo pour les photos et les explications  attenantes de votre article !
Message modifié le 10 février 2017 à 09h54
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