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Saga

La Bugatti "Royale"

Un rêve passe …



Dès 1913, Ettore Bugatti entend ne pas s'en tenir à la conception de petites voitures, ou à des bolides de compétition. Il songe à donner son nom à une automobile d'exception. Il la veut la plus grande, la plus belle, la plus puissante. Et la plus chère. Dans une lettre à son client et ami, le docteur Gabriel Espanet, il dresse un cahier des charges prémonitoire de cette voiture hors du commun, dont le premier exemplaire sera construit en 1927, sous l'appellation de Type 41, plus connu comme étant la "Royale", dénomination qui, d'ailleurs, lui a été donnée a posteriori !



René B. Photos collection de l'auteur



" Le 8 cylindres de la voiture (…) sera un moteur avec un alésage de 100 mm, mais la course n'est pas encore définie. La voiture sera plus large qu'une Hispano Suiza (NDLR. La marque est raturée par Bugatti, qui la remplace par "Rolls Royce" !), mais beaucoup plus légère, la vitesse de la voiture fermée étant de 150 km/h. J'espère obtenir un silence parfait.(…). Il est évident que la production de ces voitures sera très limitée, et que leur construction sera d'une qualité irréprochable (…). La voiture sera véritablement exceptionnelle et ne pourra être comparée avec aucun autre véhicule de ce type. Si je parviens à obtenir ce que j'imagine, ce sera certainement un véhicule et une pièce de mécanique au dessus de toutes les critiques". Datée du 11 avril 1913, cette missive ne saurait être plus explicite. Quinze ans avant de créer la Royale, Bugatti en définit clairement la philosophie, et même l'essentiel des caractéristiques. La "Type 41" est mise en œuvre en 1926, année qui marque l'un des sommets de la gloire du constructeur de Molsheim, grâce aux succès obtenus en course -mais, aussi, sur un plan strictement commercial- par les Type 35/37, et leurs dérivés, dont plus de 700 exemplaires trouveront preneurs. Un chiffre jamais égalé, depuis, par une authentique automobile de course. Le "Patron", comme le surnomme ses ouvriers et ses clients, dispose dès lors des moyens nécessaires à la réalisation du projet qu'il mijote depuis plus de dix ans …

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Le capot du prototype est fait "maison", tandis que la carrosserie "torpedo" est celle de la Packard


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41 100, avec la carrosserie torpédo de la Packard. En haut, dans la cour de l'usine, dessous, avec Jean Bugatti au volant, ses soeurs Lydia et L'Ebé et son frère Roland, et en bas, Ettore (au centre) présentant la voiture au roi Alphonse XIII d'Espagne



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41 100, carrosserie "torpédo", avec Jean Bugatti, Lydia et l'Ebée




13 litres, 300 chevaux, trois tonnes, 200 km/h !


En 1923, le Gouvernement demande à Ettore Bugatti de concevoir un moteur d'avion à 16 cylindres sur deux rangées de huit, selon le même schéma que celui étudié en 1914, par le constructeur de Molsheim, pour l'armée des Etats Unis. D'autres sources évoquent le projet avorté d'un 8 cylindres de forte cylindrée. Ce qui est certain, c'est que l'ébauche de cette mécanique, référencée Type 34, n'est pas retenue par l'aviation … Mais elle va servir de base au 8 cylindres en ligne de la future Royale et, incidemment, au moteur qu'utiliseront les autorails Bugatti, de 1933 à 1958 ! D'abord dotée d'une course de 150 mm (soit 14 726 cm3 !), puis de 130 mm (12 763 cm3), cette mécanique est typique des créations de Bugatti, avec une culasse solidaire du bloc, un arbre à cames en tête, et trois soupapes par cylindre. Le vilebrequin, monté sur neuf paliers, est muni de masses d'équilibrage. La puissance réelle de ce mastodonte n'a jamais été mesurée, mais on s'accorde sur le chiffre de 300 chevaux, obtenus à 1 700 tr/mn. Bugatti songe sérieusement à se passer de boîte de vitesses, estimant que le couple phénoménal de ce groupe suffit pour assurer le démarrage, et la mise en vitesse de la voiture ! Le pilote Méo Costantini et le tout jeune Jean Bugatti le persuadent de doter la "Type 41" d'une boîte, avec une première courte pour lancer l'engin, une seconde effectivement utile en toute circonstance, et une "surmultipliée" afin de soulager la mécanique à haute vitesse. Car le père de cette voiture, qui doit renvoyer tous les autres constructeurs à leurs chères études, n'en doute pas un instant: les 200 km/h seront atteints sans difficulté. A notre connaissance, personne, pas même l'intrépide Jean Bugatti, n'a jamais vérifié le bien-fondé de cette prétention !


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41 100 au Nürbürgring ....

Le châssis N° 41 100 (Ettore prévoit d'arrêter la production de la Royale au N° 41 350, après en avoir fabriqué 25 exemplaires …) est un classique ensemble à longerons et traverses, long de 6,40 mètres, sur un empattement de 4,57 -puis 4,30 mètres- le poids avoisinant les trois tonnes, une fois l'auto munie de sa carrosserie. Fidèle à son attachement aux essieux rigides et aux freins à commande mécanique, Bugatti ne recherche aucune sorte de sophistication structurelle !


Aucun souverain pour rouler en Royale …

Ce châssis reçoit, en 1927, la caisse d'un torpédo empruntée à une Packard Eight, achetée pour l'occasion. Sous cette forme, munie d'un long capot "maison" terminé par l'emblématique calandre en fer à cheval, que surmonte une reproduction -en argent !- d'une sculpture de Rembrandt Bugatti (la figure d'un éléphant, dressé sur ses pattes postérieures), et de ses immenses roues en acier poli, la première Royale est présentée au Roi Alphonse XIII d'Espagne, puis au Sultan du Maroc Mohamed V. Les deux souverains applaudissent des deux mains, mais les remettent prestement dans leurs poches, au moment de signer un quelconque compromis de vente ! Pourtant, avec cette once de naïveté qui ne le quittera jamais, Ettore croit dur comme fer que les têtes couronnées d'Europe et d'ailleurs, vont parapher, illico, le chèque de 500 000 francs-or, prix du seul châssis nu de son "enfant" … Si le Roi Karol de Roumanie fait une vague promesse, sans y donner suite, aucun Prince de ce Monde ne se rendra acquéreur de la (mal nommée !) "Royale".


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L'unique photo du vrai "coupé Napoléon", seconde ou troisième mouture de 41 100


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Le coach Weymann, ici devant le "Château Saint Jean" avec Lydia au volant, fut clairement peint en deux tons au début de sa carrière ....

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Le coach Weymann (41 100, 4ème carrosserie)

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Le coach Weymann après son accident

Habillée, ensuite, d'une curieuse carrosserie "fiacre" à deux portes (qui est, probablement, le vrai "coupé Napoléon" ), puis avec celle d'une vaste berline au style pareillement hippomobile, 41 100 reçoit sa plus remarquable parure grâce au talent du dessinateur Henri Thomas, et de la maison Weymann, spécialisée dans la carrosserie faite de toile renforcée souple. Ce beau coach deux portes est accidenté, alors que le "Patron" rentre de Paris, un soir de l'automne 1929. Ettore s'en tire indemne, sa fille L'Ebé a un bras cassé, et le coach est irrécupérable … C'est un nouveau châssis, doté du même numéro, mais de 4,30 mètres d'empattement (et muni d'un moteur un peu plus modeste, de 12,7 litres, qui équipera toutes les "Royale" à venir), qui constitue la base du remarquable coupé de ville, dont l'exceptionnelle silhouette révèle le fantastique "coup de crayon" de Jean Bugatti. Donner à ce pachyderme cette grâce aérienne, cette pureté absolue des lignes, cette maîtrise parfaite des volumes, relève du génie … Connue sous l'appellation, sans doute impropre, de "coupé Napoléon" (sans doute "coupé du Patron" ?), cette Royale restera dans la famille Bugatti jusqu'en 1963, avant d'être rachetée par les frères Schlumpf. Elle est aujourd'hui l'un des fleurons du Musée National de l'Automobile de Mulhouse.



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Dessinée par Jean Bugatti, la carrosserie actuelle de 41 100, dite "coupé Napoléon", avec Lydia et l'Ebé

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Malgré son interminable longueur, le capot est juste à la taille de l'énorme "8 en ligne" !

Six châssis, onze carrosseries, une légende

Le second châssis, N° 41 150 (1929), fut également, faute d'acquéreur, propriété des Bugatti jusqu'en 1950. Vêtue d'une originale carrosserie (elle aussi !) d'inspiration hippomobile, cette "Double Berline de Voyage" prend, via le constructeur/pilote/milliardai​re Briggs Cunningham, le chemin des Etats Unis, où elle fera notamment partie de la collection de Bill Harrah, à Reno (Texas).
La voiture N° 41 111-il ne faut pas chercher à la numérotation des Royale une quelconque logique !- est acquise, en 1932, par un industriel du textile, d'origine belge, Armand Esders. D'abord dotée d'une fantastique carrosserie "roadster" strictement à deux places, signée Jean Bugatti -le comble du snobisme, s'agissant d'une automobile de plus de 6 mètres de long !- dont l'autre particularité est de ne pas comporter de phares (Mr.Esders ne roulait jamais la nuit), elle est dotée, en 1939, d'un habillage "Coupé de Ville" dû à Binder, qui s'inspire du dessin que Jean a commis pour le "Coupé Napoléon". Mais l'auto, aujourd'hui propriété du Groupe Volkswagen, est loin d'avoir l'élégance parfaite de son modèle, en particulier par la faute des bavolets affublant les passages de roues avant …



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Autre réussite absolue de Jean (ici avec la voiture), le roadster destiné à Armand Esders (41 111). En bas, dans une version colorisée évoquant les deux tons de vert exigés par Esders ...

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La 41 111 "Esders" sur la route. La Rolls appartient aussi au "Roi de la confection" !

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La caisse du roadster sera remplacé par ce coupé de ville, signé Binder

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Le châssis N° 41 121 est également vendu en 1932. L'heureux client est un obstétricien de Nuremberg, le docteur Josef Fuchs, qui l'a confie au carrossier münichois Ludwig Weinberger (comme il l'avait fait peu auparavant pour vêtir son Type 46), qui lui offre l'aspect d'un sobre cabriolet quatre places. Comment, après un détour par l'Asie, ce cabriolet se retrouvera-t-il aux U.S.A., récupéré dans un entrepôt des docks du port de New York, avant de devenir la vedette du Musée Ford de Dearborn, en 1968 ? Le sauvetage a lieu grâce à un haut-dirigeant de la "General Motors", Charles Chayne, grand amateur de Bugatti, qui retrouve l'auto par miracle (ou presque !).


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Le cabriolet Weinberger dans sa robe noire originelle, à paraments jaunes
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La voiture, telle qu'elle semble avoir été retrouvée par Charles Chayne ....


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Le cabriolet Weinberger restauré par M.Chayne sera repeint en ... blanc, filets verts !

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Egalement conservée aux USA, la curieuse double berline de voyage, habillée à l'usine, restera longtemps dans la famille Bugatti


C'est un anglais grand teint, "Roi"… de l'agro-alimentaire et plus spécialement de la soupe en boîte, le Capitaine Cuthbert Foster, qui achète le châssis 41 131, lequel sera vêtu par le célèbre couturier des Rolls Royce et autres Daimler, Park Ward, d'une sévère carrosserie de limousine, d'allure très britannique. Après un séjour aux U.S.A., elle revient en France, avec un lot d'autres Bugatti de la collection de John W.Shekespeare, acquise par les frères Schlumpf, et se trouve donc désormais pensionnaire du Musée de Mulhouse.


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La limousine Park Ward et son propriétaire américain, John Shekespeare, qui la vendra aux frères Schlumpf (sur ce cliché, la voiture est embarquée sur le train qui l'a conduira, avec vingt-neuf autres Bugatti !), jusqu'à son Alsace natale ...


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La Park Ward est désormais au Musée de Mulhouse

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Remarquablement habillé par Kellner, ce coach est également aux USA (41 141)


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C'est à Rembrandt Bugatti, le frère d'Ettore, sculpteur animalier de grand talent, qu'a été empruntée la célèbre mascotte de radiateur des Royale, sous la forme d'un éléphant dressé. Allusion voulue à la taille du véhicule, et clin d'œil ironique -quoiqu'involontaire- en direction de ceux qui auraient prétendu que la voiture était "pachydermique" ?


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Le dernier châssis, N° 41 141, est envoyé par Bugatti lui-même à un carrossier alsacien, Kellner, auteur d'un remarquable coach deux portes, afin d'être exposé au "London Motor Show" de 1932. Pourquoi le "Patron" n'a-t-il pas fait habiller ce véhicule en interne, ou chez Gangloff qui réalisait les carrosseries-maison ? Nul ne le sait ! Trois fois plus cher que la plus coûteuse des Rolls Royce présentée à "Olympia Hall", le coach Kellner restera, lui aussi, dans la famille Bugatti, avant d'être acquit, en 1950 et en même temps que la "Double Berline de Voyage", par Briggs Cunningham … qui débourse pour cette double acquisition environ 300 000 (anciens !) francs, l'équivalent du prix d'une 4 CV Renault neuve. C'est dire à quel point l'aventure "Royale" a coûté très, très cher à Ettore Bugatti, et fut une bonne affaire pour Cunningham (et quelques autres collectionneurs ...).
Mais la folie qui sous-entend le rêve n'est-elle pas d'être exempte de calcul et, a fortiori, sans limite ? De constituer l'expression la plus aboutie, donc la plus inaccessible, de l'acte gratuit ? A cet égard, la légendaire "Royale" est bien plus qu'un mythe: le symbole de la pure passion. Ou celui de la démesure. Ou bien, plus simplement, un exemple de persévérance ?


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NB Cette évocation de l'histoire de la Bugatti type 41, alias "Royale", n'est en rien une étude exhaustive. Elle se contente d'être exacte et correctement illustrée, sachant qu'une approche plus détaillée, voire fouillée, prendrait beaucoup de place !

Les "Royale" vues par "L'Album du Fanatique": un "must" !




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Les commentaires récents
  • Grigougnou
    Bien vu et bien envoyé, quelque chose me dit que je n'ai pas fini de te lire ;)

    Alain, ami de passage qui rentre à Lyon.

    PS : la chatte semble en effet très attachante...

    Le 13 septembre 2018
  • Farfadet 86
    Excellent billet... anecdotes, historique de l'auteur débutant conducteur et du modèle,  participations aux épreuves sportives, caractéristiques techniques, tout y est !...

    Une Dauphine au-dessus du lot et...

    Le 12 février 2018
  • Farfadet 86
    L’Éternel féminin ici conjugué en grâce à l'auto elle aussi tant désirable.
    Charme indéniable de la FEMME qui sied à ces termes eux aussi au féminin :  automobile, voiture, belle mécanique, "bagnole", "caisse"...

    Le 12 février 2018
  • Farfadet 86
    Qu'importe le verre ou les "sous verts" pourvu qu'on ait l'ivresse !...

    Merci pour ce reportage photos qui a mis spécimens rares et modèles populaires d'antan bien en évidence pour le visiteur de ces pages.

    Le 12 février 2018
  • Farfadet 86
    Encore un beau et exhaustif reportage, bien fadé en photos et explications sur ces Mercedes W 196 /198 , stars en leur temps. des sportives de haut niveau.
    Un palmarès plutôt  consistant sous l'égide d'un directeur de...

    Le 17 novembre 2017
  • Farfadet 86
    Encore un billet de qualité nous montrant combien l'Aventure automobile et son retentissement dans les sports mécaniques ne sont pas que mythes  mais un panel de faits bien réels, des passes d’armes par voitures de...

    Le 10 août 2017
  • Nenelechampenois
    Merci pour le commentaire, Farfadet !

    Le 25 mai 2017

 
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