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Nar1955 » Histoire de Peugeot 304 Cabriolet » De bons moments! (Page 5)

De bons moments! (Page 5)

Enfin arriva le beau mois de mai. La veille de cette journée magnifique que devait être notre mariage, je bichonnais Titine comme jamais, sans doûte, elle ne l'avait été. Elle n’en revenait pas la coquine et si elle avait pû ronronner de bonheur, moteur à l’arrêt, c’est sûr qu’elle l’aurait fait. Tout y passa. Les chromes, les plastiques intérieurs et extérieurs, les vitres, le tableau de bord, les pare-chocs, les jantes, les enjoliveurs de roues et enfin la belle carrosserie blanche polishée comme jamais. Même les bas de caisse noirs (sans doute pour imiter les lignes à mazout des bateaux) avaient vu de légères imperfections refaites avec un petit pinceau à maquette. La touche finale fût apportée par l’adjonction de jolis rubans roses posés en V sur le capot et accrochés à la calandre par un gros nœud de la même couleur. D’autres nœuds décorèrent les rétroviseurs et la Véronique chromée du coffre. Il fallait qu’elle soit belle notre Titine et elle l’était.
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Le soir venu, je la couvris de sa couverture pour éviter de la salir et surtout, pour que les mirons de passage évitent de laisser leurs empruntes digitales boueuses sur la carrosserie ou le pare brise. Tout se présentait bien mais en mon fond intérieur, je priais pour qu’elle ne nous fasse pas le coup de la panne ! Si en d’autre temps, celle qui était encore ma future épouse avait appréciée le batifolage parmi les grillons et les sauterelles, je crois que ce jour là, une panne m’aurait fait connaître d’autres bestioles, beaucoup plus grosses et moins sympathiques. Mes craintes s'étaient réveillées quelques jours plus tôt lors du passage au contrôle technique. La date limite de ce dernier était dépassée depuis quelques mois déjà, mais compte-tenu des aléas de fonctionnement que Titine avaient eu jusqu’à ce jour, impossible de la présenter plus tôt à cette visite médicale. Faire accepter Titine au contrôle technique aurait eu autant de chance de réussir que de faire accepter Ribéry à l'Académie française. C'est donc après avoir réglé tous les problèmes cités précédemment que je pris rendez-vous avec un contrôleur reconnu pour passer des anciennes (Je parle de voiture là). Je la présentais quelques jours avant notre mariage pour être en règle avec la maréchaussée et rouler tranquille en cette merveilleuse journée; mais le brave contrôleur me diagnostiqua trois défauts nécessitant une contre visite: un gros déséquilibre de freinage sur l'arrière, un phare qui avait tendance à prendre la poudre d’escampette dès qu’on le touchait et un niveau de liquide de frein trop bas, sans doute en relation avec le problème de freinage. J'omettais de mentionner ces défauts à ma future épouse pour éviter de l'inquiéter. Je savais qu'en roulant pépère et en adoptant le comportement requis pour une conduite sure, nous ne risquions rien. Par précaution, comme chaque fois que je sors avec la belle (je parle aussi de la voiture là !), j’avais transformé le coffre de Titine en sac de Marie Poppins ou de Joséphine Ange Gardien, selon vos propres références culturelles. Pour être clair, j'y avais placé toutes mes caisses à outils (au nombre de 3), un bidon d'huile, un bidon de liquide de refroidissement, du liquide de frein, une baladeuse électrique à LED, un multimètre, un stroboscope pour régler l'allumage, un jeu de vis platinées, une tête d'allumeur, quelques durites et tout ça, autour du réservoir provisoire qui tenait plus de la moitié du coffre (merci JP). Vous comprendrez facilement que je commençais à craindre le pire quand deux jours avant notre passage devant Monsieur le maire, ma Chère et tendre me proposa de passer notre nuit de noce à l'hôtel. "Super idée dis-je" en pensant tout bas: "mais où va t’on fourrer les valises"? Je ne pouvais sacrifier l'outillage. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de dépanner une voiture avec une valise pleine de sous-vêtements, de chemises, de trousse de maquillage et autre trousse de toilette, mais personnellement, je ne sais pas faire ? Au temps où les femmes mettaient encore des collants, on pouvait encore espérer remplacer une courroie d'accessoire en dénudant les cuisses de madame mais là…! Heureusement, nul besoin de reléguer au second plan ma panoplie du parfait petit garagiste car notre Titine avait une ressource de rangement cachée, à savoir, un bel espace juste derrière les sièges, place inutilisable pour transporter les Grimlins que sont nos petits enfants mais suffisante pour deux grosses valises.
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Dire que j'étais cent pour cent confiant en ce beau samedi de mai aurait été exagéré. Les voitures anciennes, c'est un peu comme les vieux: faut pas les bousculer. Aussi, je pris moult précautions pour ne pas contrarier Titine.
Comme la météo n'était pas vraiment sure, décision fut prise que je descende Titine à la mairie, seul et capote relevée (pour une fois). Par tradition, la mariée s’était habillée en dehors de ma vue et était descendue peu après dans un autre cabriolet, la non moins capricieuse Peugeot 307CC de son fils ainé.
Mon arrivée sur la place de la mairie interpela quelques curieux comme chaque fois que je sors mon destrier blanc. Une fois la cérémonie, passée, nous remontâmes à la maison, ma nouvelle épouse et moi, à bord de notre petit cabriolet qui tournait comme une horloge. « C’est normal qu’elle fasse autant de bruit » me dit ma dulcinée inquiète ? Elle ne devait plus se rappeler le temps où elle et sa sœur faisaient les folles à bord d’un coupé 304. « Ne t’inquiète pas » lui dis-je plein d’assurance, « elle tourne comme une horloge » ce qui, en l'occurence était vrai ce jour là. Petite séance de photo à la maison puis direction le restaurant à quelques 30 km de là. Toujours capote relevé pour ne pas décoiffer madame, Titine nous amena à destination dans le bruit caractéristique de son 1300 et de son échappement (qui aurait pu faire croire qu’il en manquait un morceau) plus quelques sifflements strident dû à l’air qui s’engouffrait avec furie dans les interstices de sa capote. Quand je dis avec furie, il faut redescendre d’un cran car à moins de 90 km/h, nous étions loin d’une tempête tropicale. Arrivés à destination, le soleil étant de retour, je me suis empressé de descendre la capote toute neuve et à mettre le cache tonneau, (manœuvre que je commençais à connaître par cœur vu que Titine dormait toujours capote relevée et roulait toujours capote baissée). C’est dans cette version cabriolet que nous fûmes pris en photo sous tous les angles. C’est vrai que nous avions fière allure dans notre mignonne petite auto!
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La nuit de Noce, Titine retrouva sa capote pour passer sa première nuit à la belle étoile. Le lendemain, après avoir glissé nos bagages derrières les sièges comme nous l’avions fait la veille, nous reprîmes la route du retour mais en passant par le chemin des écoliers, histoire de goutter aux joies de l’air frais qui vous donne bonne mine. Cependant nous nous étions équipés, moi d’une casquette pour éviter que le Dieu RA ne viennent mettre en ébullition les quelques neurones qui oeuvraient dans mon pauvre crâne et Madame, d’un foulard pour éviter de détruire trop vite, une coiffure qui avait pris pas mal de temps à notre coiffeuse (et amie) et qui avait creusé un petit trou dans notre compte en banque. Que du bonheur !
Après ce week-end merveilleux qui restera gravé dans nos souvenirs (et je pense, dans ceux de nos invités), Titine resta quelques temps sous sa couverture jusqu’à ce que j’intervienne sur ses freins arrières (rappelez-vous : contre visite obligatoire du contrôle technique). Après avoir démonté la roue et le tambour incriminés, un bref regard me fit comprendre qu’il n’y avait pas que la carrosserie qui présentait cette couleur un peu rouge, signe que la sournoise rouille était en train de grignoter tout métal qui se trouvait à sa portée. Il faut dire que les temps d’immobilisation de Titine n’avaient rien arrangé de ce côté-là. Tout le monde le sait : une voiture qui ne roule pas se dégrade par la corrosion. Et là, la sale bête avait déjà bien commencé. Un rapide nettoyage me fit espérer que les dégâts n’étaient pas si important qu’il n’y paraissait au premier abord et qu’une remise en état du cylindre récepteur était tout à fait envisageable. Aucune trace de liquide de frein m’indiquait déjà qu’il n’y avait pas de fuite de ce côté là. Tiens ! « D’où vient donc le niveau bas dans le réservoir de frein ? » Mystère ! Je verrai ça plus tard! Maintenant, comment vérifier si les mâchoires bougent quand j'appuie sur la pédale de frein ? J’ai beau être un extraterrestre, je n’ai pas les pieds assez longs pour appuyer sur la pédale et regarder les freins arrière en même temps, surtout quand il s'agit de la roue droite ! Mais une fois de plus, quelques neurones se mirent en branle dans mon pauvre cerveau et me suggérent d’utiliser mon appareil photo en mode vidéo. J’installe donc mon appareil reflex sur un trépied en face de la zone d’observation, le mets en mode vidéo puis monte dans la voiture pour actionner la pédale de frein trois ou quatre fois. Il ne me reste plus qu’à visualiser le petit court métrage que je viens de faire. C’est beau la technique et ça marche! Youpi… ! Le défaut me saute aux yeux comme un Pitt Bull sur une petite vieille (le coup du morpion a déjà été utilisé plus haut). Une seule des deux mâchoires travaillait (encore une gréviste). Le cylindre récepteur de frein ne fonctionnait qu’à moitié, l’autre moitié étant complètement grippée.
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Restait plus qu’à le remplacer car côté organe de sécurité, je ne répare pas, je change. A vrai dire, il fallait que je remplace aussi celui de l’autre roue car là aussi, pas question de laisser un vieux travailler avec un jeune. C’est donc muni de la carte grise que j’allais acheter les pièces chez un revendeur que je connaissais bien et dont le magasin se trouvait à une vingtaine de kilomètres (pas chez JP cette fois). La loi de Murphy frappa encore une fois car arrivée à la maison, malgré toutes les références et les catalogues de ce brave revendeur, les pièces n’étaient pas les bonnes. Shitt ! Comme dirait nos amis d’outre manche! Une seule solution : démonter l’ancien pour amener le modèle. Quand on s’embarque dans un tel démontage, des tas de galères peuvent vous tomber sur le paletot. La plus probable, c’est encore la rouille qui vient vous mettre des bâtons dans les roues en vous faisant forcer comme un malade sur un écrou. Dans ce cas là, trois possibilités s'offrent à vous:
- La première, c’est l’écrou qui lâche d’un seul coup, vous fracassant les phalanges contre le premier obstacle venu.
- La deuxième, la clef mal adaptée qui, non comptant d’arrondir la tête de l’écrou le rendant indesserrable par des moyens conventionnels, viendra à lâcher d’un seul coup vous ramenant à la première possibilité.
- La troisième, enfin, est l’utilisation de la bonne clef, de marque de préférence, que l’on utilise après avoir aspergé les écrous d’un puissant dégrippant. Tenant à mes phalanges, je choisissais la troisième.
Après environ deux heures de mécanique intensive, les freins arrière de Titine retrouvèrent un aspect plus conventionnel. Restait à faire la purge du circuit de frein. La aussi, impossible d’être au niveau des purges pour les serrer ou les desserrer en même temps qu'au niveau de la pédale de frein pour pomper comme un Shadok. J’ai donc fait appel à un Shadok de passage et ai pu faire la purge comme il le faut. La partie freins était donc ad hoc.
Pour le phare, un petit coup de lime sur le cran en plastique usée qui servait à clipser l’optique et le tour fût joué, (à condition de ne pas trop le toucher)
Je repris donc rendez-vous avec le garagiste du Contrôle Technique. L’examen se passa sans problème et cette fois, je repartis avec le papier m’autorisation à rouler librement à bord de Titine pendant deux ans. Ah oui ! je ne vous ai pas dit: Titine n’a pas une carte grise de collection mais une carte grise normale.
Je profitais de cette liberté pour rouler dès que le soleil pointait son nez. Il faut dire que ce début d’été 2015 était particulièrement propice pour des balades au grand air. Un petit coup d’œil sous le capot de temps en temps et… « Mince ! Le niveau de liquide de frein était de nouveau au plus bas ». Quelle poisse. Un petit remplissage et on repart pour des sorties avec les copains du club. Retour sous le capot après une balade de 150km et… « Re mince ! » Toujours un niveau bas du fameux liquide. J’ai bien une réserve dans le coffre mais quand-même ! C’est là que je me suis rappelé ce que m’avait dit mon fiston. Il faudra remplacer le liquide de frein parce que le récepteur d’embrayage risque de lâcher. Ce qu'il faut savoir, c'est que sur cette voiture, la commande de l’embrayage est hydraulique et que l’huile nécessaire est piquée sur le même réservoir que les freins. La chose sympa, c’est que, vu où sont placés les départs de chacun des circuits, vous vous apercevrez que vous n’aurez bientôt plus de frein quand les pignons de votre boîte de vitesse commenceront à hurler à la mort à chaque changement de rapport, conséquence de la perte de votre commande d'embrayage. Bon ! Je n’en étais pas encore là puisque le niveau de liquide était juste au dessus du petit trou du départ d’embrayage mais il fallait vérifier si la fuite ne venait pas de ce dernier. Et ben oui ! L’huile sournoise, après avoir quittée sans autorisation le récepteur, se planquait dans le manchon caoutchouc par ou passait la tige de commande de l’embrayage, puis descendait à l’abri des regards le long du bloc moteur, dégueulassant au passage ce beau bloc qui était si propre quand j’avais récupéré Titine après le changement de moteur. Il fallait donc remplacer ce récepteur. Au début de cette histoire, je vous avais dit que les pièces de rechange étaient difficiles à trouver. Et bien là, j’avais la confirmation de mes dires. Comme quoi, je ne dis pas que des con…ies. Après avoir demandé à mon ami JP, être allé chez mon revendeur de pièces détachées préféré (celui qui m’avait vendu les pièces pour les freins), avoir fouillé toute la toile dont le célèbre vendeur ayant un nom commençant par O et fini par scaro.com, rien à faire! Certes, il y en avait plein des récepteurs! J’en ai trouvé pour des 404, des 204 des 304 berlines et pour d’autres voitures plus modernes, mais pas pour Titine. Mais qu’a-t-elle donc de spéciale cette voiture pour que toutes les pièces soient différentes de celle que l’on peut trouver ? Aurai-je acheté la loi de Murphy personnalisée ? D’ailleurs, la loi de Murphy a aussi un autre nom plus populaire: la loi de l’emmerdement maximum. Et là, je touchais du doigt toute la magnificence de cette loi. Cependant, il fallait faire quelque chose. Je me résolus donc à démonter l’engin pour voir si une remise en état ne pouvait être envisagée. Boudiou ! Que l’accessibilité de ce dernier n’était pas évidente! Je commençais par démonter le filtre à air puis le support moteur en ayant pris la précaution de mettre un cri sous le carter (des fois que le dit moteur veuille rejoindre brutalement le plancher des vaches). Toujours pas d’accès aux vis de fixation. Bon, on démonte les durites d’eau en prenant soin de faire baisser le niveau pour éviter d’asperger ce pauvre moteur. Toujours pas d’accès. Aller, dernier point bloquant, le carter du calorstat fixé par trois boulons ! Ah shit ! Malgré le nombre de clefs en tout genre que j’avais dans mes caisses, (nombre qui aurait rendu jaloux le concessionnaire du Lion), aucune ne me permettait d’atteindre le dernier boulon. C’est encore un de mes petits neurone restant dans un coin obscure de ce qui me sert de cerveau qui m’interpela en douce : Eh ! Tu te rappelles avoir acheté une petite boite avec un petit cliquet et plein d’embouts ? Mais bon sang ! Mais c’est bien sûr, comme l’aurait dit un commissaire célèbre ! En effet, dans cette énième boîte à outils se trouvait l’objet miracle. Grace à ce dernier, je pus démonter le carter du calorstat me permettant du même coup, d’accéder à d’autres écrous dont le retrait me permis de toucher enfin, aux boulons de fixation du récepteur d’embrayage. Ne nous plaignons pas. Sur les voitures modernes, il aurait fallu tomber les sièges, le tableau de bord et le pare choc arrière pour arriver au même résultat. Pas étonnant que les réparations soient si chères ! Vingt Euros de pièces, deux mille de main d’œuvre. Bon ! Revenons à mon récepteur. Une fois retirer et dans mes mains, je constatais qu’il était plein d’huile.
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Ca, c’est un fait! mais son piston se bloquait au trois quart de sa course. C’était sans doute suffisant pour passer les vitesses mais impossible de sortir ce piston de son logement. Mac Gyver frappa encore une fois. En le reconnectant au circuit d’huile et en pompant sur la pédale d’embrayag, je finis par faire ressortir le piston petit à petit. J’y allais avec précaution pour éviter de voir ce dernier se transformer en projectile et finir dans les tréfonds du moteur, de préférence dans un lieu sombre et glauque où il serait difficile de le repérer. L’opération réussit pleinement. J’avais dans les mains tous les composants de l’objet introuvable c’est-à-dire: le bloc du récepteur, un piston avec son joint torique, un manchon extérieur servant aussi de cache poussière, une tige de commande et un ressort de rappel.
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Un œil à l’intérieur du bloc me fit comprendre rapidement la cause de la fuite. L’oxydation avait quelque peut attaquer cette surface qui aurait dû être plus lisse que les fesses d’un nouveau né.
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Un petit coup de papier de verre 600 et la surface redevint acceptable (j’ai pas dit parfaite, et vous verrez que ça a son importance). Restait à remonter tout ça avec un peu de … ? Huile ou graisse ? Un coup d’oeil chez monsieur Internet pour voir, et… surprise : « surtout ne pas graisser avec le liquide de frein mais avec une graisse spéciale ! » Re re shit ! Ou vais-je trouver rapidement cet ingrédient ? Je me retournais naturellement vers mon ami JP. « Ah oui ! » me dit-il confiant, « j’en ai commandé et reçu il y a peu de temps ! ». Tous ceux qui auraient pu être là, auraient vu un large sourire se dessiner sur mon visage. Ah, ce brave JP quelle ressource ! Aussitôt dit, aussitôt fait, le voilà parti dans une recherche effrénée, laissant tomber le travail en cours. « Elle doit être par là me dit-il » plein d’assurance ! Que nenni. « Ah bon, elle doit être dans mes derniers arrivages ! » Que nenni pour la deuxième fois. « Sur cette étagère ? ». Toujours rien. « Laisse tomber JP, perd pas ton temps ! ». Rien à faire, le brave garçon se serait mis en quatre pour me trouver ce petit tube de couleur jaune ou blanc. Au bout d’une demi-heure de recherche qui tenait plus à celle du chien d’avalanche cherchant sur deux hectares un moribond enfoui sous deux mètres de neige, l’objet restait introuvable. Pauvre JP ! Il faut dire que, pour ceux qui connaissent l’atelier de JP, chercher un petit tube de pommade dans ce bric à brac revenait à chercher une aiguille dans toutes les meules de foins de France et de Navarre. Pour beaucoup, ce n’est pas un atelier mais la caserne d’Alli Baba. « Essayez chez le vendeur de moto, je sais qu’il en a eu » me dit-il avec une petite lueur d’espoir. Me voilà parti comme une flèche chez le dit vendeur. « Nous en recevons de temps en temps » me dit le brave homme « mais nous n’en avons plus pour l’instant. Il faut les commander par grosses quantités ». Bouhhh ! Quelle poisse. Dernier recours, et là sans conviction, mon concessionnaire du Lion qui se trouve être sur la route du retour. Il est déjà presque 19h00 et la fermeture est proche. J’arrive juste avant la dite fermeture. « Nous n’avons pas ça en magasin et notre chef d’atelier vient de partir ». La poisse me poursuit comme mon ombre. De retour à la maison, je me précipite sur mon ordinateur pour supplier Monsieur Internet de venir à mon secours, même si cela me prend quelques jours. Euréka ! Je trouve l’objet de tous mes espoirs chez un revendeur de lot qui en a encore quelques un en stock. Je passais donc commande et attendais patiemment la livraison.
Le petit tube arriva quelques jours plus tard et je pus remonter les pièces du récepteur et le récepteur sur Titine. Je pensais naïvement que la purge de ce circuit aurait été un jeu d’enfant. Etant seul, il me fallait trouver un moyen pour pomper et maintenir la pédale d’embrayage enfoncée pendant que je resserrais la vis de purge. Tout mon génie entra en action et grace à une planche que je bloquais entre le siège et la pédale, je pus effectuer cette manœuvre. En réglant la course du siège, j’obtins juste la longueur souhaitée. Côté hydraulique, un petit tuyau partant de la purge, essayait tant bien que mal de rejoindre un bocal avec un petit niveau d’huile placé à même le sol. C’était trop facile au vu de toutes les manips que j’avais faites jusqu’à présent. C’est là que je m’aperçu, au bout d’une demi-heure et d’un demi litre d’huile perdu, que cette manip n’était pas la bonne. Après avoir réussi à évacuer toute la vieille huile qui ressemblait plus à du Coca Cola daubé qu’à cette huile transparente exempt de toute impureté, et une fois la vis de purge fermée, la pression sur la pédale restait toujours mole . Un petit essai, moteur tournant, me fit vite comprendre qu’aucune vitesse ne souhaiterait passer dans ces conditions. Que faire ? J’essayais de visualiser ce qui se passait. « L’air, qui est plus léger que l’huile, n’a aucune chance de vouloir se diriger vers le bas dans le petit pot, et l’huile, contenu dans ce même pot, de se diriger vers le haut ». Maître Yoda aurait dit : Si l’huile à toi ne peut venir, l’huile par chemin plus évident te sera conduit! Traduction : « T’as qu’à faire descendre l’huile en mettant le bocal en haut, banane ! ». Bon ! On peut pas être au top de sa forme en permanence. J’accrochais donc le bocal au crochet du capot levé et reliais ce dernier à la vis de purge. D’entrée je vis que cette solution n’était pas la bonne non plus. Je remplaçais donc le bocal par un entonnoir avec une adaptation de diamètre à sa sortie (la sortie de l’entonnoir était trop grande par rapport au tuyau). Bon ! C’est un peu mieux car après avoir rempli l’entonnoir d’huile, des bulles d’air commencèrent à remonter le long du tuyau transparent. Mais certaines de mes connaissances en physique m’avaient échappé et notamment que la différence entre de l’huile, de l’eau et de l’air, c’est la densité. L’huile très visqueuse (et non vicieuse comme quand je parlais de la fuite) avait du mal à descendre dans un tuyau de si faible diamètre. Qu’à cela ne tienne. Je pris un tuyau plus gros et c’est vers la purge que je fis une restriction pour que mon montage s’adapte parfaitement sur la purge. Ah ! Enfin ! Je vis l’huile descendre et les bulles remontées. C’est après avoir galéré encore une bonne demi-heure que l’embrayage commença à répondre correctement. Quand, moteur tournant, je pus passer la marche arrière,(la plus capricieuse et la moins synchronisée des vitesses) je me sentis soulagé et heureux. Un petit tour du quartier me permit de voir que tout allait bien. J’en avais bavé, mais ma réparation tenait, c’était l’essentiel. A suivre ....
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