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Nar1955 » Histoire de Peugeot 304 Cabriolet » Des galères (Page 2)

Des galères (Page 2)

Nous voilà donc en mai ou juin 2013. Titine vient de réintégrer le domicile avec un cœur plus neuf que jamais. Tout brille, même le carburateur! Les parties noires ont été repeintes ou nettoyer à fond (filtre à air, cache culbuteurs etc...). Tout parait nickel (encore le mot paraître).
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Déjà, je sens monter en moi une vague de bonheur. Vite, il me faut l'essayer! D'abord un petit tour de quartier ! Il ne faut pas trop la brusquer ! Elle est encore en convalescence ! Heu... en rodage. Puis un tour du canton. Tout va bien mis à part le ralenti qui n'est pas stable. C'est peut-être une question de réglage du carburateur (remarquez le "peut-être" ). Ah, quel plaisir de se retrouver de nouveau la casquette au vent (et oui, j'ai adopté ce type de couvre-chef pour affronter le blizzard qui souffle dans l'habitacle). Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est même dans cet état d'esprit que j'inscrivis Titine à la Traboulée, une bonne petite balade entre anciennes et en convoi dans Lyon. En attendant, je pris la décision de la faire rouler le plus possible pour la rôder. Il faut dire qu'aller à Lyon (40 km d'autoroute) puis monter à Caluire et se balader en ville à travers la circulation n'était pas une mince affaire, surtout pour un moteur qui n'avait même pas passé l'âge biberon. Je partis donc le plus souvent possible en direction de Chalamont, une belle route avec peu de déclivités et de belles lignes droites qui permettaient à Titine de se maintenir à un régime correct et relativement constant. L'idéale quoi ! J'aurai dû me méfier la fois où, arrivé à Chalamont, un des 4 cylindres décida brusquement de se mettre en grève sans préavis. Constat: la bougie du cylindre 4 noyée. Un petit coup de nettoyage de cette foutue bougie et hop, c'est reparti! C'est l'avantage de ces voitures ! On peut les dépanner au bord de la route à condition, comme moi, de transporter un atelier complet dans le coffre.
Juillet 2013. Titine et moi sommes allés attendre d'autres anciennes à un péage de l'autoroute A 42 pour rejoindre Lyon. Malgré un ralenti qui jouait toujours au yoyo entre 400 et 2000 tours/ minutes, tout allait bien. L'air était humide et frais mais qu'importe, quand on aime on ne s'attarde pas à ce genre de détail. Avec un peu de retard sur l'horaire fixé, un petit groupe de 3 anciennes nous rejoignit. Dans ma tête je me disais: ça y est, l'aventure va commencer. J'entendais par "aventure", un premier regroupement autour d'un café à Caluire, une bonne petite balade agrémentée par d'autres petits regroupements sympas dans Lyon sous les applaudissements de quelques aficionados heureux de nous voir, puis un pique-nique au soleil dans le parc du musée Malatre à Rochetaillée sur Saône ! En réalité, c'était presque ça! Je dis presque car Titine n'était pas dans son assiette. Elle a commencé par me refaire le coup du cylindre en grève, mais cette fois sur l'autoroute en partant. Bizarre ! Après un arrêt sur une aire de repos, auscultation des bougies et... toujours le cylindre 4 noyé. Un petit coup de nettoyage et tout le monde repart. Pas pour très longtemps car en pleine côte, ce foutu gréviste revint à la charge. Mais qu'est ce qu'il revendique? Tant pis, je ne peux pas demander aux autres de s'arrêter toutes les 5 minutes. C'est donc sur 3 pattes que nous montons à Caluire pour le premier regroupement. En jonglant avec l'accélérateur (pour ne pas caler à cause de ce maudit ralenti), avec l'embrayage (pour éviter de trop faire brouter Titine à cause du gréviste) et avec le frein (pour éviter d'embrasser l'arrière de la MG qui me précède), le tout simultanément et avec 2 pieds seulement (j'ai beau être un extraterrestre comme l'affirme mon épouse, je suis normalement constitué), nous arrivons enfin à bon port. Sur place, je tentais un petit tour sous le capot, histoire d'aller un peu plus loin dans mes investigations. A part la bougie qui ne sait pas nager (elle se noie tout le temps), je ne trouve rien. A partir de là, on met tout en doute. Est-ce un problème d'allumage? (c'est possible), de carburation? (moins probable vu la configuration de l'admission) ou de compression? (pourquoi ? Tout est neuf). Rien ne me parait évident. Vu le lieu où nous sommes, seul l'allumage peut être vérifié (et encore). Je décide donc de nettoyer une fois de plus cette foutue bougie mais sans grand espoir. Je vérifie le faisceau d'allumage mais il n'y a rien qui me saute aux yeux. Bon, je refuse de baisser les bras et puisque le quatrième cylindre ne veut pas travailler, et bien qu'il reste dans son coin! Ce sera comme dans la fonction publique, les autres travailleront pour lui. C'est donc sur 3 cylindres que Titine monte à la Croix Rousse, descend vers St Jean, circule dans Lyon, Villeurbanne et Gerland, remonte dans les contreforts des monts du Lyonnais et se dirige péniblement vers Rochetaillée.
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Pour couronner le tout, le ciel est devenu si menaçant qu'il faut remettre la capote en abordant les quais de Saône. Manquerait plus qu'il pleuve ! Arrivé à destination, j'étais presque soulagé. La pluie s'est manifestée pendant le pique-nique pour faire corps avec le cylindre gréviste et pour me faire ...! Comme il était prévu de visiter le musée en guise de digestif, j'ai profité de cet intermède pour faire retomber la pression. De retour de la visite, je me suis aperçu que beaucoup de conducteurs avaient levé le camp et notamment, ceux qui étaient venus avec moi. C'est donc seul que j'ai repris la route du retour, sous une pluie battante, avec une capote qui laissait passer l'eau au niveau du pare-brise et derrière les sièges, des essuies glaces qui faisaient la grève du zèle (balayage très lent pour ne pas laisser une goutte d'eau sur leur passage) et un éclairage qui ne connaissaient que la position feux de position, la position feux de croisement amenant irrémédiablement la température du fusible au delà de ce qu'il pouvait supporter. Malgré cela, je me sentais bien. Titine me ramenait à la maison, péniblement certes mais je savais qu'elle irait jusqu'au bout (après tout ce qu'elle venait de subir...!). J'ai quand même tenté un baroud d'honneur en m'arrêtant une dernière fois sur une station d'essence vers Neuville sur Saône pour nettoyer la bougie à l'abri d'un toit qui protégeait les pompes à essence. En reprenant la route, j'ai bien cru que le gréviste avait repris le travail. Je ne me faisais pas trop d'illusions car une panne ne disparait pas d'un coup de chiffon et brosse magiqu; mais le simple fait d'entendre le doux ronronnement des cylindres réunis me fit monter une bouffée de plaisir. Je me rappelle avoir eu cette réflexion: tout kilomètre parcouru dans ces conditions est un kilomètre de galère en moins. Comme il m'en restait une quarantaine à faire, je pouvais espérer avaler une bonne partie du trajet tranquillement. Titine a pu rouler pendant presque 10 km avec l'ensemble de ces 4 cylindres puis l'autre râleur à décider de repartir dans ses revendications. La journée s'est donc achevée avec la pluie et une Titine malade mais courageuse. Quand je vous disais que l'aventure commençait...
Bon, c'est pas tout d'être rentré, il faut trouver ce que revendique cylindre N°4. Première manip, on change le faisceau d'allumage et les 4 bougies. Monsieur "Oscar", bien connu des mécaniciens privés adeptes du Web, avait ça dans son magasin. Résultat: pas de retour au travail du contestataire. Deuxième manip, changer la tête d’allumeur ! Toujours aucune amélioration. Un doute m’assaille ! Et si c’était de l’huile qui noyait la bougie ?


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"Allo JP ! Que penses-tu de mon diagnostic ?" Peu probable! me dit-il. Il faut regarder les compressions ! Aussitôt dit, aussitôt fait. Après lui avoir emprunté l’outil adéquat, vérification des 4 cylindres. Rien de remarquable. Le contestataire était même légèrement meilleur que ces 3 frères. Quelle guigne ! Où chercher ? Si de l’huile arrive à la bougie, il faut chercher par où elle peut transiter. Un guide soupapes ou un segment cassé ? L’envie de déculasser me démange mais le fiston m’en dissuade rapidement. S’était dans le domaine du TPPC (Touche Pas ça Petit Con). Comment voir ce qui se passe dedans sans démonter ? Reste l’outil du proctologue, celui qui pénètre par le petit trou pour voir ce qui se passe à l’intérieur. Autrement dit, un endoscope. Il se trouve que, bien que n’étant pas dans la partie médicale, j’avais un engin de ce type. Les mécanos amateurs savent que, quand on bricole dans un moteur, il y a toujours un écrou, ou une pièce indispensable qui tombe en suivant la loi de Murphy, à savoir dans un endroit inaccessible et bien à l’abri des regards. C’est après avoir été confronté moult fois à une telle situation que j’avais décidé d’acquérir ce matériel. Ce dernier possédait un petit écran et fonctionnait de façon autonome avec des piles. Sa ressemblance avec l’outil médical s’arrête au principe suivant: une fibre optique souple reliée à un capteur et deux autres pour guider la lumière servant à éclairer le lieu d’observation, le tout glissé dans un petit tuyau souple.
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C’est donc par le trou de la bougie que je fis pénétrer le petit tuyau. Impossible de voir l’intégralité du piston à cause du manque de souplesse de mon engin (je parle de l’endoscope évidemment). Cependant, en comparant le cylindre rebelle et le travailleur d’à côté, il y avait une différence de couleur. « Pas suffisant comme preuve » me dirent en cœur mes deux chirurgiens mécanos. « C’est peut-être de l’huile mais cela ne nous dit toujours pas d’où elle vient ». « Si c’est un guide-soupape, il faut vérifier avant de déculasser » me soumet JP. Le seul moyen pour ça, retirer les pipes d’admission. C’est donc avec un regard dubitatif que j’analise ce qu’il va falloir démonter. Bon ! A première vue, ça parait simple (toujours se méfier du « à première vue »). Il faut retirer les manchons souples qui relient les pipes d'admissions à la culasse. Hé oui, sur ces moteurs, la partie carburateur plus pipes d'admission n'est pas fixée directement sur le bloc moteur mais est reliée à ce dernier par 4 manchons (1 par cylindre) fait d'une matière qui ressemble à celle des durites d'eau. Pour moi, ce démontage est une première sur Titine car jusqu'à présent, je n'avais pas eu le droit de toucher. C'était réservé à mon duo de chirurgiens. Quel plaisir de pouvoir enfin mettre les mains dans le cambouis ! Quand je dis cambouis, c'est une façon de parler parce que, pour ce qui concerne Titine, tout avait été nettoyé à fond lors du remontage. Ce ne sont pas les quelques 300 km faits depuis sa réintégration au domicile qui ont pu "cochonner" quelque chose. C'est alors plein d'espoir que je m'attaque à ce chantier. Je pensais naïvement que sur ces moteurs, les designers des années 70 n'avaient pas encore été frappés par la maladie qui consiste à faire ch..r tout amateur de bricolage qui souhaiterait se dépanner avec de simples outils et ce, en dehors du réseau du Lion. Que nenni comme dirait mon ami Francis ! Cette foutue maladie avait déjà commencé à leur ronger les neurones. C'était moins flagrant que pour les modèles des années 2000 mais à l'époque, ils avaient déjà trouvé l’astuce vicieuse de maintenir le carburateur par deux pattes métalliques reliées entre elles a une des extrémités d'un sillent bloc, lui même vissé sous le collecteur d'admission. Bon ! Vous allez me dire: "Et alors ?". Ben, sachez que si on veut dévisser cet écrou, il faut être muni de mains non potelées de bébé contorsionniste pour passer entre les différents organes comme le maître cylindre de frein, les tuyaux du récepteur d'embrayage, les durites d'eau... et j'en passe. Tout ça, bien évidemment, dans une position où vous commencez à regretter d'avoir entrepris ce chantier après déjeuner (rapport à la compression que vous faites subir à votre estomac en vous vautrant sur l'aile gauche de l'auto), sans compter le risque de voir vos dents goutter du cache culbuteur après que vos pieds aient quitté malencontreusement le sol suite à cette foutue loi physique qui consiste à préciser que l'équilibre d'un corps n'est assurée que lorsque le centre de gravité ne sort pas de la base de sustentation. Mesurant 1,80m, je suis arrivé très vite à ce non équilibre en me couchant sur l'aile de Titine. Autre solution, désaccoupler les deux fameuses pattes côté bloc moteur. Mais là aussi, il faut essayer de passer une clef à rallonge entre les pipes d'admission, rallonge fine qui irait jusqu'au niveau du carter d'huile: pour les non-initiés, plus d'une trentaine de centimètres. Hélas, malgré ma panoplie du parfait mécano, je n'ai pas ça. C'est donc en m'arcboutant sur l'aile et en passant mes mains où, il faut se rendre à l'évidence, les designers n'avaient pas prévu qu'un fada essaierait de passer en force, que je pus atteindre ce foutus boulon pour le desserrer quart de tour par quart de tour. Quel idée de mettre des boulons aussi longs! Après avoir mis mes petites menottes dans le même état que celles de la malheureuse assistante vétérinaire qui croyait naïvement qu'elle pouvait maîtriser à main nue, notre vieille chatounette afin de lui retirer des points sans anesthésie, je réussis enfin à désolidariser l'ensemble pipes carbu du moteur. Restait plus qu'à désaccoupler les manchons cités plus haut. Pour démonter, pas de problème. Il suffisait de tirer dessus en s'aidant d'un tournevis pour décoler les premiers centimètres. Mais pour le remontage, ce fût une autre paire de manches. Cela, j'allais m'en appercevoir plus tard.
Les manchons retirés, il me restait encore à inspecter l’orifice ainsi dégagé. Là aussi, il y avait une petite différence de couleur mais rien de probant.


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J’aurais aimé voir couler de l’huile comme lorsqu'on presse un beignet trop gras de chez Macdo. Mais là, rien de tout ça. Il y avait de quoi s’arracher les cheveux (s’il m’en était restés sur le caillou). Nous étions déjà au mois de septembre et aucun test n’avait abouti. Pourtant, ça phosphorait chez JP. Malgré toute son expérience, impossible de trouver pourquoi le cylindre sournois se plaisait à noyer sa bougie. La mort dans l’âme, la décision fût prise de soulever la culasse. C’est aussi à cette époque que JP pris la décision de transferer tout son matériel vers son ancien local. Titine resta donc quelques temps à la maison avant de retourner chez son médecin favori. Après le retrait de la culasse, une nouvelle chape de plomb me tomba sur les épaules (ça finit par être lourd tout ça). Le cylindre numéro 4 n’était pas gréviste mais bien malade. Sa chemise toute neuve était rayée comme un 45 tours et les segments de son piston étaient étaient brisés comme mon moral. Oh rage ! Oh désespoir ! Oh jeunesse ennemie ! N’en ai-je donc trop bavé que pour cette connerie... Bon, c'est pas du Corneille (l'écrivain, pas le chanteur), mais cela retranscrit bien l'état d'esprit dans lequel j'étais à l'époque! Une nouvelle opération à cœur ouvert s’imposait afin de trouver la cause de ces dégâts. Là, il fallait vraiment l’œil averti des deux chirurgiens pour voir le défaut! Un tout petit défaut qui, comme l’effet papillon, a eu de grandes conséquences. La bielle du cylindre incriminé présentait un voile, pas forcément visible à l’œil nu mais flagrant lors d’un passage sur le marbre. Conséquence : le piston ne remontait pas droit dans sa chemise ayant pour conséquence de raboter les segments puis la chemise, laissant passer l’huile dans la chambre de compression en arrosant au passage, la malheureuse bougie qui n’était pas formée pour brûler ce liquide visqueux.
Le mal trouvé, il m’a fallu attendre quelques temps pour que la bielle handicapé, la chemise inutilisable et les segments cassés soient remplacés par du neuf. L'attente fût longue mais la réparation rapide. Par contre, le malheureux joint de carter de distribution, fatigué d’être monté et démonté, rendit l’âme lors de ce troisième remontage. Je croyais pouvoir trouver facilement son remplaçant sur Internet…Et bien Nada! Personne n’avait ça en stock ou au fond de son garage. Ah ! Ça commençait à bien faire. Alors que mon moral avait pris une inclinaison négative en direction de mes chaussettes, accentué par des remarques du style : « t’aurais pas dû l’acheter », « je monterai jamais dedans car j’aurai plus confiance », l’espoir revint lorsqu' un collègue me donna l’adresse d’un gars qui était réputé pour avoir plein de pièces de Peugeot et Citroën. Un petit tour dans son magasin (dans son fourbi devrais-je dire) me fit vite déchanter dans un premier temps. Il avait des pochettes pour d’autres modèles de Peugeot ou de Citroën mais pas pour 304. Par contre, il avait du joint en rouleau. L’idée de fabriquer moi-même l’objet manquant me redonna l’espoir. Et c’est là que ma bonne fée intervint. Un vieux Monsieur, dont le look proche de celui du père Fourra faisait penser qu’il avait dû se perdre dans ce capharnaüm dans les années 20 (1920) et n’avait jamais trouvé la sortie depuis, m’interpela pour me dire (sans rire) : « il me semble que j’ai vu une pochette de joints pour un XL3S il n’y a pas si longtemps ». Il m’emmena donc dans l’arrière-capharnaüm, encore plus mal rangé que mon bureau (difficile à croire), là où les araignées n’avaient pas dû voir d’humains depuis Neandertal. Impossible d’imaginer que Mathusalem ait pû entrevoir la moindre pièce dans ce cloaque. Avec beaucoup de suspicion et de respect pour son âge canonique, je le laissais soulever des tôles, des carters, des caisses et autres objets indéfinissables, tout ça sous des étagères dont la surcharge me faisait envisager qu’un simple éternuement pouvait se transformer en véritable cataclysme. M….de, les miracles existent donc vraiment ? J’étais prêt à prendre la soutane quand mes yeux ébahis virent une pochette, certes pas très fraîche, mais complète, de joints de 304. Impensable! Comment ce Dieu vivant avait-il pu savoir que dessous ce brique à braque (même un gitan cleptomane en manque de rapine n’aurait jamais osé s'en approcher), il y avait une pochette de joints d’époque, avec le prix écrit encore en Francs ? Je n’en reviens toujours pas. Je pense qu’à force de chercher la sortie, il avait dû passer des milliers de fois par les même endroits, mémorisant ainsi les moindres détails de ce qui avait dû être son univers. Le prix aussi était surprenant car pour une quinzaine d’Euros, je pû repartir avec mon trophée et rejoindre Titine chez son médecin. Je rapportais, au garage, l'objet tant convoité plus le carter de distribution que m’avait confié mon fiston comme modèle , fière comme Ulisse rentrant de ses épopées (un rigolot à côté de ce que je venais de vivre). Restait plus qu’à finir le remontage.
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