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Nar1955 » Histoire de Peugeot 304 Cabriolet » Toujours des galères (page 3)

Toujours des galères (page 3)

Entre temps, j’avais inscrit Titine pour qu'elle fasse partie de la caravane du tour de l’Ain cycliste qui se déroulait en août 2014. Compte-tenu du retard pris dans le remontage, c’est en tant que passager d’une Porsche 924 Targa que je pris part à cette manifestation.
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Titine revint à la maison la veille du tour mais impossible de lui faire subir cette épreuve, trop contraignante pour une convalescente. Sans compter qu'il fallait que je règle plusieurs problèmes, certains mineurs, d’autres carrément gênants. Je vous les ai passés sous silence aux vues de ce que nous avions vécu, Titine et moi, depuis 2 ans, mais il faut bien en parler un jour. Mis à part les reposes têtes manquant que je finis par acheter, après deux ans de recherches intensives, chez un particulier en régions parisienne (non recouvert de leur Skye naturel) et le pare soleil côté passager trouvé sur Internet, il fallait régler quelques dysfonctionnements et effectuer certaines réparations de carrosserie.
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Côté carrosserie, le remplacement des tapis de sol, ou tout du moins ce qu'il en restait, semblait plus qu’indispensable. Ces derniers ressemblaient à la literie d’un jeune pitbull qui n’aurait rien trouvé d’autre pour se faire ses dents. C’était en fait des morceaux de ce qui avait dû être un tapis de sol que l’on avait regroupés là, au hasard sur le plancher, recouvert d’un autre tapis sans doute acheté chez le chat blanc aux yeux vert (déjà cité plus haut) quand cette enseigne fût créé. Je commandais donc de nouveaux tapis « spéciale 304 cabriolet » chez un spécialiste et un grand tapis caoutchouc (conçu pour ce modèle) chez un particulier. Lorsque j’eu reçu toute ma commande, je m’empressais de vérifier si tout était bien conforme. Côté chauffeur, tout était au top! Ce côté de l’habitacle avait fière allure. « Faisons la même chose côté passager » me dis-je plein d’assurance. Oups ! Enfer et damnation ! Après avoir retiré les lambeaux du tapis je vis…. Devinez quoi ? Le sol ! Pas celui de la voiture, mais celui en gravier situé sous la voiture. Autrement dit, le plancher côté passager n’existait plus qu’en rêve. Il restait cependant quelques bouts de tôles qui retenaient les restants de tapis mais c’était tout. Allo JP ! « Peux-tu me remplacer ce semblant de plancher par une tôle plus solide »? « Pas de problème » me dit le brave garçon ! « Il faudra seulement attendre samedi car pour l’instant, j’ai trop de boulot ». Quelle chance que j’ai de l’avoir connu ce JP ! J’apportais donc Titine chez lui le samedi et la réparation fût faite dans la journée. Me voilà rassuré sur le confort de mes futurs passagers. Il aurait été fort dommageable de les faire participer au freinage à l’aide de leurs semelles de chaussures!
Après la mise en place des tapis de sol, je me mis à rénover le reste des revêtements intérieurs et notamment, les tapis qui longent les portières et les côtés sous le tableau de bord. Pour celà, j'avais acheté de la moquette noire à poils raz, comme celle que l'on trouve dans pas mal de voitures des années 70. Après avoir pris soin de faire de belles découpes et de masquer le plus possible les raccords, le résultat était conforme à mes attentes. Il commençait à avoir une meilleur allure mon petit cabriolet!
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Restait toujours le problème du ralenti et du démarreur.
Ah oui, le démarreur ! J’avais omis de vous parler de ça. Je ne sais pas à qui appartenait Titine avant, mais de nombreuses fonctions avaient pour sale manie de se mettre en grève quand on avait le plus besoin d’elles. C’est notamment le cas du démarreur. Ce dernier choisissait toujours le moment le moins approprié pour partir en revendication. En langage clair: un refus obstiné de sa part, de se mettre en rotation pour lancer le moteur. J'entendais bien les clac, clac de son lanceur quand je tournais la clef mais son travail n’allait pas plus loin. Pour le forcer à remplir sa mission, je passais la quatrième et par des mouvements de va et vient (pas forcément ridicules) des roues, j’arrivais à débloquer cet adepte du débrayage intempestif. Parfois, il remplissait sa mission plusieurs fois de suite, me laissant espérer qu’il avait enfin compris ce que j’attendais de lui. Que nenni ! Le bougre était aussi capricieux qu’une starlette de cinéma. Compte-tenu qu’il était aussi fiable qu’un mange disque chinois, je décidais de le sortir de son logement et de le trépaner pour le remettre au boulot. Une opération que j’appréhendais particulièrement vu l’endroit où il dormait. Pourtant, mis à part le démontage de la moitié de ce qui se trouvait sous le capot pour le sortir, l’opération se fit sans trop de douleur. Une fois sorti, je passais le forban sur la table de dissection. Euréka. Le défaut me sauta aux yeux comme un morpion sur un poil… (Cela doit rester un récit lisible par tous). Quelques menues brindilles métalliques, coincées sur le collecteur à charbons, venaient mettre en court-circuit certains enroulements du rotor. Un petit coup de papier de verre très fin sur le collecteur et un petit coup de trait de scie entre chaque lamelle de cuivre de ce même collecteur et le tour était joué. Restait plus qu’à refermer la partie opérée (sans oublier de graisser avec parcimonie toutes les pièces en mouvement) et Titine allait retrouver un démarreur beaucoup plus docile. En effet (et je touche du bois) celui-ci n’a plus refait de caprice jusqu'à ce jour.
Revenons à l’autre problème récurant : le ralenti. Impossible de rouler confortablement avec un régime moteur qui oscillait entre zéro et 2000 tours minutes à chaque stop ou feu rouge. J’avais appris à dompter la bête en jouant avec les trois pédales et mes deux pieds mais ce n’était pas sérieux. J’entrepris donc de faire une recherche de panne. Tout y est passé! Le démontage complet du carburateur, le remplacement des joints et d’une membrane, le contrôle du jeu des axes, la planéité des plans de joint … Tout ! Mais rien à faire, le défaut persistait. J’entrepris donc une manip qui me rebutait, et pour cause: le remplacement des manchons d’admission. Je supposais que l’un d’entre eux pouvait être responsable d’une entrée d’air. Car c’est bien de ça dont il s’agissait… une entrée d’air ! Mais où? Après avoir reçu les manchons neufs commandés sur la toile, j’entrepris le démontage des anciens. Cette opération se passa avec les même galères que la première fois (je ne vois pas par quel miracle les choses auraient changé), griffures de mains comprises. Cette fois, je profitais de ce que tout soit démonté pour vérifier le bloc des pipes d’admission. Malgré une inspection minutieuse digne d’un fonctionnaire du fisc épluchant les comptes de Florent Pagny, je ne trouvais rien de suspect. Tout était nickel et très propre. Etape suivante : remettre les manchons neufs ! C'est là que j'ai rencontré une deuxième galère. Il fallait emmancher de force et simultanément, les 4 manchons en poussant les pipes d’admission en direction du bloc moteur. Il faut savoir que ces manchons, relativement souples à chaud mais rigides à froid, (surtout quand ils sont neufs) ont la fâcheuse tendance à se replier sur eux même au niveau de leur emmanchement sur les parties mâles.
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Ces replis empêchent toute pénétration de la partie femelle (les manchons) dans la partie mal (les pipes). Pour corser la difficulté, les concepteurs de cette merveille de technologie n’ont rien trouvé de mieux que de placer des boursoufflures au niveau de la pénétration de 2 pipes dans les manchons, rendant cette pénétration encore plus délicate. Une heure plus tard et 2 kilos en moins (à cause de la transpiration), les 4 manchons n’étaient toujours pas à leur place. Ah oui, j’ai oublié de préciser que ces manchons devaient être serrés sur la culasse et les pipes par 8 colliers métalliques. Détail qui a son importance puisque les dits manchons doivent être placés autour des manchons, sans serrage, et avant tout début d'assemblage. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement pour que vous imaginiez que guider quatre manchons avec deux mains, tout en poussant les pipes d’admission vers le moteurs en maintenant les 8 colliers (2 par manchons), ceci pour éviter que ces derniers n’aillent se balader dans le bas du moteur (de préférence dans un endroit bien planquer où même la lumière n’ose pénétrée), ressemble plus à un numéro de jonglage qu'à l'intervention d'un mécano. Comme évoqué plus haut, j’ai beau être un Alien, je n’ai que deux bras prolongés par deux mains qui, en l’occurrence, ont été mises à rude épreuve dans cette manip. Evidemment, tout ça se fait en comprimant un maximum l’estomac sur les bords de l’aile. Ah ! Joie de la mécanique, quand tu nous tiens… Soudain, il me vint une idée de génie ! Puisque les manchons étaient plus souples à chaud qu’à froid et donc plus faciles à emmancher, pourquoi ne pas les monter en température! Pour cela, il me fallait une source chaude que je pourrais amener au plus près du compartiment moteur. J'avais envisagé le sèche cheveux mais chauffer suffisamment les quatres manchons simultanément avec un appareil que je n'utilisais plus depuis ma calvicie naissante, me semblait techniquement peu réaliste. Pourquoi ne pas les plonger dans de l’eau très chaude ? Ce fût la solution que j’adoptais. Il me fallait donc trouver un récipient suffisamment grand pour chauffer les 4 manchons à la fois et que je pourrais placer sur le gaz pour la montée en température (banir donc tout récipient en plastique). En passant en revue toutes les cases mémoires de mon cerveau (ce qui fût vite fait), je me rappelais avoir conservé une poissonnière (pas la femme … la casserole) dans la cave. Heureusement, je ne suis pas responsable du rangement de cette dernière ce qui m'a permis de retrouver rapidement l’objet convoité. Les grandes dimensions de cet ustensile de cuisine collaient tout à fait à l’usage que j’allais en faire. Il faut savoir, parfois, détourner les objets de leur fonction première. De toute façon, rares sont les occasions où nous faisons cuire un gros poisson entier. Une fois la casserole remplie, je mis l'eau à bouillir sur la cuisinière puis je plongeais mes manchons dans le liquide frémissant (après les avoir raccordés et serrés un par un sur les sorties de la pipe d’admission). Arrivée en température, je portais le tout vers le capot ouvert de Titine afin de présenter l’ensemble devant les orifices de la culasse. Youpi ! Les manchons pénétrèrent dans leur logement respectif comme papa dans maman. Quel c… je suis de ne pas y avoir pensé plus tôt ! Au passage, je me suis quand même cramé les mains en prenant l’ensemble d’admission qui est en métal. Comme chacun le sait, quand on plonge un corps métallique dans l’eau chaude, mis à part le fait qu’il coule, il chauffe aussi. J’aurais peut-être du prendre des gants. Bon ! Après avoir remonté le tout, place aux essais.
Déception, le canard était toujours vivant. Aucune amélioration constatée. Je commençais à voir rouge. La perspective de transformer ce foutu carburateur en missile balistique m’effleura quelques instants l’esprit. J’étais pratiquement sûr, à présent, que le défaut ne pouvait venir que de lui. Il fallait trouver une solution.
Je vois déjà poindre les critiques ! « Mais alors, elle est toujours en panne ta caisse ! » Et moi de vous répondre : « p’t’être ben qu’oui ou p’t’être ben que non » ! Réponse de vieux normand que je vais de suite éclairer. Certes, Titine n’était pas au mieux de sa forme mais cela ne m’a pas empêché de faire de belles sorties en cette année 2014. M’étant inscrit dans un club de voitures anciennes l’année précédente, il n’était pas question de laisser passer de belles occasions de rencontres sympathiques. Etant devenu un virtuose du « concerto de trois pédales à deux pieds » et du « un pas en avant, un pas en arrière » pour remettre ce fainéant de démarreur au travail quand il avait décidé de faire un somme (avant sa réparation), je gouttais aux joies de rouler, casquette au vent et en convoi sur les belles routes de ma région. Quel plaisir de pouvoir profiter de toutes ces bonnes odeurs qui jonchaient nos balades ! Odeurs de foins fraîchement coupés, de fleurs sauvages, de forêts humides, de buis … etc. Même si parfois, c’était celle de l’échappement d’une des voitures du club, rien ne m’aurait fait recapoter. Mes collègues avaient fini par accepter cette petite voiture blanche capricieuse mais si attachante. Parfois même, ils m’évitaient le pas de deux en poussant Titine pour lancer le petit 1300 sans réveiller l’autre faignasse (je parle du démarreur… vous aviez compris !). Rien que pour tout ça, je ne regrettais pas mon investissement. Je savais de toute façon qu’une Peugeot de plus de 40 ans ne pouvait reprendre du service sans anicroche. J’étais donc heureux de partir à son volant le matin à la fraîche, de faire des centaines de kilomètres au son bien particulier de son petit 1300, son grave quand j’appuyais sur le champignon pour ouvrir le double corps (m’informant au passage que j’étais en train d’enrichir les actionnaires de chez Total), plus aigu quand le régime établi maintenait l’aiguille du compteur autour du 100 (90 chrono), plus hurlant quand je tentais un frein moteur dans une descente un peu trop raide pour économiser plaquettes et tambours, son d’ailleurs identique quand je tentais un passage rapide en troisième pour lui faire cracher ses 74 cv ( il les fallait bien tous pour rejoindre les Porsche 924, Chevrolet Camaro, Ford Mustang et autres 309 GTI qui avaient pris quelques avances à la suite d’un faux plat). Depuis que j’avais trouvé et réparé le responsable de la fusion du fusible d’éclairage, je ne craignais plus de rentrer après la nuit tombée, chauffage à fond sur les mains et les pieds mais toujours capote baissée.
C’est donc avec un peu de nostalgie que le soir, en rentant à la maison, je devais recouvrir Titine de la bâche achetée spécialement pour elle, bâche qui la protégeait de la pluie et du soleil quand elle dormait tranquillement sous son abri ouvert aux 4 vents.
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