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Nar1955 » Histoire de Peugeot 304 Cabriolet » Jusqu'au mariage (Page 4)

Jusqu'au mariage (Page 4)

L’hiver 2014, 2015 étant là, je laissais passer quelques temps sans rien faire côté moteur. Cependant, quelques éléments d’habillage, comme la calandre et les repose-têtes, méritaient un petit relooking. Il fallait aussi remplacer la capote qui présentait des signes de fatigue (les trous sont-ils un signe de fatigue ?). Ces réparations devenaient même urgentes puisque nous avions décidé, ma chère et tendre future épouse et moi-même, que Titine serait la voiture de la mariée. Et oui, nous avions prévu de convoler en justes noces au mois de mai 2015, après plus de 10 ans de vie commune dans le pêché et une amitié de plus de 30 ans.
Pour la capote, certains fabricants spécialisés proposaient, dans leur catalogue, des modèles adaptés à un grand nombre de véhicules, soit en vinyle, soit en alpaga. La Peugeot 304 faisant partie des voitures dont les capotes étaient disponibles en stock, je choisis d’en commander une en Vinyle (il ne faut pas susciter la convoitise). Après réception de cet élément couvrant, je pris le temps d’attendre une journée ensoleillée pour démonter l’ancienne et mettre en place la nouvelle. Il vaut mieux qu’il fasse chaud pour ramollir le vinyle. C’est donc par une belle journée de mars 2015 que je me lançais dans cette aventure qui, tout compte fait, ne se passa pas trop mal. J’ai dit « pas trop mal », je n’ai jamais dit « sans soucis ». J’ai juste rencontré un premier petit problème quand il a fallu démonter la barre centrale servant à tendre la capote dans son centre. Gougnafier premier avait dû se trouver à court de vis lors de sa pseudo remise en état de Titine car il avait remplacé celle maintenant la barre côté droit par une vis à tête fraisée et emprunte droite (démontable avec un tournevis plat). Que s’est-il passer par la suite ? A-t-il serré cette vis avec un couple capable de faire tourner une fusée Saturne 5 sur sa base ? A-t-il utilisé de la colle Cyanoacrylate pour bloquer le filetage (vous savez, cette colle servant à coller des chaussures au plafond avant que leur propriétaire cravaté n’ai eu le temps de les retirer ?). Difficile à dire mais le résultat était là : impossible de retirer cette vis. Tant pis, je la laisse ! Dans un premier temps, je n’ai pas vu ce que cela pouvait entraîner. La barre étant libre côté gauche (la vis de ce côté ayant pu être démontée), je retirerais l’ancienne capote sans problème. Je pensais que l’opération inverse devait être aussi facile. Encore une fois « que nenni ». Si pour le démontage la gravité vous aide, car le poids de la capote l’attire vers le sol, l’aidant ainsi à glisser, cette même gravité devient fort handicapante pour le remontage. En effet, il fallait essayer d’enfiler cette foutue barre dans une capote dont le passage était à peine plus gros que la dite barre, capote qui se plissait irrémédiablement, rendant la pénétration encore plus difficile, le tout en soulevant une masse importante de vinyle à hauteur du menton (c’est là que la gravité intervient). La barre aurait été retirée, il n’y aurait pas eu de réelle difficulté mais là, elle était encore sur Titine. J’eu beau mettre du lubrifiant comme pour un préservatif qui ne veut pas glisser, la barre ne rentrait pas. Je commençais à désespérer. Le MacGyver que j’étais ne pouvait baisser les bras devant cette difficulté. Je finis par adopter la méthode utilisée pour enfiler un nouvel élastique dans un slip usagé. En allant lentement, je glissais la barre centimètre par centimètre tout en tentant de supprimer les plis crées par cette insertion à sec (le lubrifiant n’avait eu aucune action positive). C’est donc après 2h00 de souffrance que la barre ressortit de l’autre côté. Pour le reste du montage rien à signaler à part un des câbles qui ne supporta pas la traction que mes faibles muscles lui imposèrent. Ce dernier fût remplacé par un câble de vélo dont j'adaptais l'embout à coup de lime. Un deuxième souci apparu quand je voulus fermer cette nouvelle capote. Malgré la chaleur encore présente, le nouveau vinyle était trop tendu pour que les crochets d’arrimage à l’avant puissent s’insérer dans leur logement et être verrouillés. L’espace d’un instant, j’ai eu peur qu’à force d’user de toute mon énergie pour gagner les quelques centimètres manquants, la nouvelle capote ne cède dans un craquement sinistre. Mais non ! C’est donc avec un grand soupir de satisfaction que je basculais les deux leviers de blocage après plus d’une demi-heure de fitness. En regardant cette nouvelle capote noire rutilante, je vis qu'un pli disgracieux s’était formé au niveau de la maudite barre citée plus haut.
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C’est là que je constatais que, non seulement elle n’était pas démontable à cause de la vis de Monsieur gougnafier, mais qu’en plus, elle était tordue, ce qui expliquait le fameux pli. Tant pis ! On reverra ce problème plus tard. Pour l’instant, j’avais d’autres chiens à fouetter (car jamais je ne fouetterai mes chats).
Revenons au carburateur.
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Mes recherches sur Internet pour voir si d’autres avaient eu des problèmes similaires me poussèrent à la conclusion suivante : seule la poubelle pouvait être une suite honorable. Tous classaient ce type de défaut comme irréparable. Il me fallait trouver un remplaçant à ce sinistre individu. Je pensais le remplacer, dans un premier temps par son petit frère, le simple corps prélevé sur le moteur précédent, mais même lui présentait des défauts similaires.
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C’est là que mes quelques neurones, utilisés exclusivement pour la fonction mémoire, se réveillèrent. Lors de l’achat de mes repose-têtes, mon brave vendeur parisien m’avait laissé entendre qu’il possédait un carburateur SOLEX 35EEISA retiré d’une de ses 304 qui roulait encore juste avant de passer sur le billard. Après avoir retrouvé les coordonnées de ce brave homme, un coup de fil m’apprit qu’il l’avait toujours et qu’il me le vendait pour une somme raisonnable. Plus d’hésitation ! En mission à Paris les prochaines semaines, je pris rendez-vous avec mon sauveur. Le jour retenu, j’arrivais plein d’espoir à la Garenne Colombe et à l’heure indiquée. Un exploit en région parisienne compte tenu des aléas techniques et permanents des transports en commun. Il ne manquait plus qu’une panne de métro pour louper le rendez-vous et passer à côté de l’objet tant convoité! Tout s’étant bien passé jusqu’à présent, je reprenais confiance en sonnant à la grille. Monsieur était là et me présenta ce fameux carburateur. A première vue, il n’était pas terrible d’aspect (le carbu... pas le monsieur). Que faire ? L’acheter quand-même au risque de se retrouver avec une autre mer… ou en chercher un autre ? Je n’avais pas affronté la foule odorante et tassée de l’underground, et les joies des trains de banlieue pour reculer à quelques centimètres de celui qui pourrait me redonner tout le plaisir de conduire ! Aller, je fais confiance à ce brave homme ! Après me l’avoir emballé dans un coffret de luxe en vinyle haute gamme (un sac en plastique de chez Auchan) et après que j'eus réglé la somme convenue, me voilà de retour à mon hôtel situé dans une autre charmante banlieue : St Denis. Là, je pris le temps de l’observer. Le carburateur avait bien l’air complet et ce qui dépassait de la crasse ne me paraissait pas en mauvais état. J’avais hâte de le monter sur Titine. Ceci fût fait dès mon retour. Compte tenu de mes expériences passées avec l’ancien qui était d’une propreté absolue, je décidais que celui-ci serait remonté tel quel, avec toute sa garniture graisseuse. Après sa fixation sur l’ensemble pipes d’admission, le raccordement des câbles et des durites, c’est le cœur battant que je tirais le starter et tentais un coup de démarreur. Le petit 1300 toussa puis se cala de suite à un régime de 3500 t/mn. Une petite poussette sur le starter et le régime se stabilisa à 2000 t/mn. Que le mot « stabilise » est merveilleux. Enfin un moteur qui tourne rond avec un régime régulier ! J’en aurai pleuré de joie. Je demeurais cependant très prudent. Il restait à faire redescendre ce ralenti à 800 ou 900 t/ mn via les réglages appropriés. Pour celà, Il falait attendre que Titine atteignisse sa température de fonctionnement pour que je puisse lui titiller la petite vis qui va bien. Le coeur battant par crainte de tout gâcher, je tournais lentement la vis du ralenti. Toujours aucun soucis pour cette opération. Petit à petit, le ralenti commença à flirter avec les 1000 puis 900 et enfin 850 t/mn. Restait à remonter le filtre à air et ses deux durites et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour ça, mieux vaut couper le moteur et éviter que la loi de Murphy ne sévisse. Je vous ai déjà parlé de cette loi qui fait systématiquement tomber un objet à l’endroit où il fera le maximum de dégâts, alors que ce dernier aurait pu choisir des tas d’autres coins où sa chute n’aurait rien provoquée. Le puits béant de l’entrée d’air du carburateur était trop tentant pour une vis ou un écrou souhaitant prendre la poudre d’escampette! La première casse du cœur de Titine avait sûrement eu ça comme origine, mais à cette époque là, je n‘y étais pour rien.
Quel plaisir de s’arrêter à un feu et de voir l’aiguille du petit compte-tour rester tranquillement autour des 900 t/mn sans avoir besoin de jongler avec l’accélérateur! C’était décidé, même s’il était sale comme les pieds d’un clochard, je ne chercherai pas à nettoyer ce carburateur.
Bon ! Que me reste-t'il à faire pour que Titine puisse remplir sa mission importante du mois de mai? Les reposes-têtes à recouvrir de vinyle ou de cuir noir! En effet, impossible d’imaginer la coiffure de la mariée reposant sur une mousse jaunâtre et disgracieuse. J’avais bien contacté un spécialiste de la sellerie voiture mais mon ami JP me trouva une personne très douée pour faire ce genre d’habillement, rapidement et pour moins cher. Je ne fus pas déçu par son choix car le résultat s’est avéré plus qu’honorable.
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Qu’elle commençait à être belle ma Titine!
Dernier point restant et qui m’empêchait de profiter du grand coffre de la belle: le réservoir d’essence. Suite au nombreux problèmes d'encrassement du filtre à essence rencontrés lors des premières sorties (qui me valurent d'investir dans mes premiers outils logés à demeure à l'arrière de Titine), J.P démonta le réservoir d'origine très encrassé et le remplaça par celui d’une Volvo qu'il plaça dans le coffre de façon temporaire (et encombrante). Ce montage provisoire (qui comme tout provisoire a tendance à durer) se justifiait par l'attente du beurrage intérieur en résine du réservoir d’origine (après passage à l'acide pour hôter toute trace de rouille). Ce point, que je n’avais pas soulevé depuis le début car très marginal par rapport aux autres soucis, commençait à agacer sérieusement ma chère future épouse. « Où allons nous mettre les valises si on doit partir en balade avec Titine » me dit-elle pleine d’enthousiasme! Que lui répondre ? « Je vais en parler à JP » lui dis-je pour calmer le jeu ! Hélas, ce pauvre JP, même s’il avait fait plus que des miracles jusqu’à présent, se retrouvait bien dépourvu, quand le produit eut disparu. Le décapage à l’acide a été fait en 2013 mais depuis, plus rien. La société qui pouvait faire le beurrage ne pouvait plus utiliser le produit prévu, sans doute suite à la décision irréfléchie d’un quelconque rond de cuir, siégeant dans un bureau démesuré par rapport à ses fonctions et sans doute à ses capacités d’analyser la situation dans laquelle il me mettait, Titine et moi. A l’heure où j’écris ces lignes, la situation est toujours bloquée. Cela ne m’empêche pas de rouler, mais quand je passe à la pompe, ce qui est relativement fréquent vue l’autonomie, cela fait bizarre d’ouvrir le coffre pour ouvrir un bouchon d’essence style aviation et de glisser le tuyau d’où le liquide onéreux va sortir. Roulant au diesel depuis quelques années, je suis toujours surpris de voir à quelle vitesse le compteur des Euros tourne quand il s'agit de faire le plein avec du Super 98. Je vois déjà vos yeux exorbités me fusiller en criant sabotage ! Du SP98 dans une ancienne et sans aditif, mais vous aller la tuer !!! Ben non ! Je vous rappelle que le XL3S de Titine a été refait de A à Z et qu’au passage, mon fiston adoré a remplacé les sièges de soupapes pour qu’il puisse tourner au sans plomb. Ca vous en bouche un coin hein ?
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